Histoires

Nous continuons, malgré la tempête

Comment les Honduriens survivent-ils à l’impact de deux ouragans consécutifs? En novembre 2020, le Honduras a été frappé par deux ouragans consécutifs, nommés Eta et Iota. Les vents violents et les fortes pluies ont aggravé une situation humanitaire déjà fragile.

Des enfants pêchent depuis une petite embarcation en bois, sur un canal, dans une communauté de la municipalité de Villeda Morales.

La municipalité de Villeda Morales abrite les indigène Miskito, qui vivent de la pêche et de l’élevage. Cette population vit sur une superficie de près de 600 kilomètres carrés, dans des villages accessibles uniquement par un dédale de ruisseaux, rivières, lagunes et canaux de mangrove. 

 

Felicia, 52 ans, se tient devant sa maison, au cœur de la communauté Rancho Escondido, non loin de la rivière Coco Segovia.

Les ouragans ont fait déborder les canaux et les rivières, inondant des villages entiers à Gracias a Dios. « Tout était rempli d’eau et nous avons passé plus d’un mois à marcher sur un sol humide », se souvient Felicia. « Nous avons perdu nos animaux, nos vaches et nos cultures. C’était terrible. C’était une période extrêmement compliquée ». Deux mois plus tard, des communautés isolées comme celle de Felicia souffrent encore de l’impact de ces inondations, ainsi que des dégâts causés par les vents violents.

 

L’eau est tirée d’un puits, dans la municipalité de Villeda Morales.

Les inondations causées par les ouragans ont intensifié un problème déjà existant : le manque d’eau potable. Les eaux d’inondation ont rempli les puits, mélangeant l’eau du canal contaminée par les déchets et les ordures avec l’eau destinée à la consommation. Dans de nombreuses communautés, l’eau de pluie est la seule source d’eau potable ; beaucoup de gens la boivent « brute », sans y ajouter de chlore ni la faire bouillir au préalable.

 

Le Dr Rigoberto Savala se tient devant une clinique, au cœur de Villeda Morales.

L’eau potable insalubre est la principale cause des maladies qui touchent les patients du Dr Savala. Les plus vulnérables sont les enfants de moins de cinq ans, qui arrivent souvent avec des maladies comme la diarrhée. Le nombre de cas de paludisme et de maladies de la peau a également augmenté, en raison de la stagnation de l’eau depuis les ouragans de novembre 2020.

 

L’équipe a passé plusieurs jours avec le comité d’urgence local afin d’évaluer la meilleure façon d’atteindre Wakiawala. L’accès par la mer, la voie la plus rapide et la plus directe, a été écarté presque immédiatement en raison des risques météorologique et des dangers de la mer. L’itinéraire alternatif mais plus long – commençant d’abord par un voyage en bateau à travers la lagune à 4h30 du matin, et continuant ensuite à pied lorsque les canaux et les rivières devenaient peu profonds – était la meilleure option.

 

 

Ces kits d’hygiène contiennent des produits tels que du savon et du chlore, qui aident à prévenir la propagation des maladies d’origine hydrique, ainsi que des articles essentiels comme des brosses à dents, du dentifrice et des produits d’hygiène féminine.

 

 

Lorsque ces bateaux s’arrêtent près des maisons situées le long de la rivière, l’équipe de distribution appelle les villageois inscrits pour porter assistance et les kits sont distribués directement depuis le bateau. Lors du passage du bateau, l’équipe propose également une formation sur la santé et l’hygiène, la COVID-19 et la chloration de l’eau.

Au Honduras, en raison de l’éloignement et de la distance entre les maisons, les modes de distribution sont différents de ceux effectuées dans d’autres parties du monde. Cependant, la précision, le processus, l’attention aux détails et notre approche basée sur les besoins restent les mêmes que dans d’autres pays.

 

Des personnes se tiennent sur le bord de la rivière Coco Segovia et saluent le départ en bateau de l’équipe après la distribution.

L’intervention de Medair au Honduras : la distribution de kits d’hygiène, la réhabilitation de centres de santé et d’écoles endommagés, et le rétablissement de l’eau potable, amélioreront les conditions sanitaires de la population sur le long terme. Yosleny, un habitant de la municipalité de Villeda Morales, résume : « La santé des gens doit être la priorité ». Notre objectif au Honduras, comme dans les autres pays est de restaurer l’état de santé des personnes que nous aidons.

Vous pouvez soutenir les familles qui ressentent encore les effets des ouragans Eta et Iota. Find out how. Découvrez comment.


 

Les services de Medair au Honduras sont financés par la Chaîne du Bonheur et des donateurs privés.

Ce contenu a été produit à partir de ressources recueillies par le personnel de Medair sur le terrain et au siège. Les opinions exprimées ici n’engagent que Medair et ne doivent en aucun cas être considérées comme reflétant l’opinion officielle de toute autre organisation.