La mission de Medair sauve des vies en Afghanistan

« Ma fille a faim », confie Zarlashta, la mère de Zohra, huit mois. « Nous n’avons pas assez à manger pour faire trois repas par jour, et j'ai du mal à produire suffisamment de lait pour elle. »
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Zarlashta est arrivée peu avant l’ouverture du centre de santé de Medair, sa fille dans les bras. Le centre se trouve dans son village : elle peut donc y faire soigner son enfant sans devoir marcher pendant des heures. Medair opère plusieurs cliniques dans des villages isolés pour donner aux communautés des services de santé et de nutrition en réponse à la pauvreté et la crise alimentaire.
Lors de la consultation, Zohra ne pèse que 6,1 kg. L’équipe soignante mesure son périmètre brachial, c’est-à-dire le tour de son bras, pour dépister une éventuelle malnutrition aiguë. L’examen montre que la petite fille a besoin d’un traitement.
Zohra est aussitôt prise en charge dans le cadre du programme de nutrition du centre. Pendant les douze prochaines semaines, elle recevra des aliments spécialement adaptés à ses besoins et bénéficiera d’examens médicaux et d’un suivi régulier. Sa mère sera elle aussi accompagnée : l’équipe lui donnera des conseils sur l’allaitement et l’alimentation de sa fille, et lui apprendra à reconnaître les signes qui doivent l’amener à consulter en urgence.
« J’ai bon espoir que ma fille retrouve la santé, comme le fils de ma voisine. Il souffrait lui aussi de malnutrition, mais il s’est rétabli après avoir été soigné ici. C’est sa mère qui m’a dit : “Emmène Zohra dans ce centre” », raconte Zarlashta.
Zarlashta partage son foyer avec son beau-père et les familles de ses beaux-frères. Tous vivent des seuls revenus d’une petite exploitation maraîchère où travaille son beau-père. Les aubergines et les gombos reviennent souvent dans ses repas ; le manque de diversité ne favorise pas la production de lait maternel.

Dans ce village isolé de la province d’Ourouzgan, le service de nutrition accueille de nombreuses mères et leurs enfants, pour qui l’accès à ces soins serait autrement difficile.
Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), des millions de mères et d’enfants souffrent de malnutrition en Afghanistan, et près d’un tiers de la population est en situation d’insécurité alimentaire. Les villages isolés comptent parmi les plus durement touchés par cette crise. C’est pourquoi Medair intervient en priorité auprès de leurs habitants.

« Les femmes du village m’ont dit qu’avant, beaucoup de mères et d’enfants tombaient malades ou mouraient. D’après elles, c’est beaucoup moins fréquent depuis l’ouverture du centre de Medair », rapporte Zulala, infirmière chez Medair.
Le soutien de l’aide humanitaire de l’Union européenne permet à Medair d’assurer le fonctionnement de centres comme celui-ci. Les équipes y proposent dépistage, traitements, conseils et suivi médical pour que les enfants comme Zohra puissent recevoir les soins et le soutien nutritionnel dont ils ont besoin, même dans les villages isolés d’Afghanistan.

Des pseudonymes ont été utilisés afin de protéger l’identité des personnes concernées.
Ce contenu a été élaboré à partir de ressources recueillies par le personnel de Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue qui y sont exprimés n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion officielle d’autres organisations.
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