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La pluie ne cessera pas et les niveaux d’eaux continueront de monter

Intervention d’urgence anticipée

Les inondations ont des répercussions catastrophiques : les cultures (ou moyens de subsistance des populations) sont entraînées par les eaux ; les biens sont souillés et ne peuvent être entreposés ailleurs ; les habitations, délabrées ou endommagées, deviennent inhabitables. Chacune de ces répercussions limite encore davantage l’accès aux soins de santé, à l’eau potable, à des abris durables, à l’éducation et à la sécurité alimentaire.

Notre équipe d’intervention d’urgence sur place intervient directement en cas de besoin. Nous évaluons d’abord les besoins puis nous intervenons, qu’il faille partir en bateau, en voiture ou à pied, à travers des terrains boueux, des marécages ou en pleine chaleur. Nous intervenons dans des lieux où d’autres organisations n’osent pas s’aventurer.

Nous sommes motivés par le désir de porter secours.

La dernière saison des pluies a entraîné le déplacement de plus d’un million de personnes au Soudan du Sud. Et plus d’un demi-million de personnes ont été déplacées depuis mai 20211.

Nos interventions se poursuivent et nous nous projetons dans l’avenir tout en gardant un œil averti sur le passé.

Les cycles récurrents d’inondations étant de plus en plus forts, l’avenir ne promet aucune amélioration. Les femmes, les enfants et les familles seront amenés à s’éloigner de plus en plus des services vitaux. Les déplacements récurrents, l’endommagement des habitations et la destruction des moyens de subsistance empêchent les populations d’investir sur le long terme. En effet, il est très probable que dans six mois, elles soient obligées de quitter leur résidence actuelle.

Et s’il n’était pas nécessaire de reconstruire ? Et s’il existait un moyen de fournir à ces populations des logements robustes qui atténueraient le risque bien avant que l’inévitable arrive ?

Terrain inondé dans l’état de Jonglei, au Soudan du Sud en novembre 2020.

 

Réduction des risques : intervenir avant même que les catastrophes ne surviennent.

La pluie tombera et les niveaux d’eaux continueront d’augmenter. Nous interviendrons toujours. Et nous voulons également que chacun puisse avoir un logement décent une fois que la pluie cessera.

De concert avec le Structural Xploration Lab de l’École polytechnique fédérale suisse (EPFL) et l’Université de Djouba au Soudan du Sud, nous cherchons des solutions d’abris durables, résistantes au changement climatique, qui représenteraient un pas en avant vers un développement plus durable.

La beauté du projet réside dans le fait que nous ne savons pas précisément ce qu’il en adviendra.

Nous pouvons améliorer les techniques de construction, les matériaux et leur assemblage, mais nous ne savons pas lequel de ces éléments aura le plus d’impact.

Au cours des deux années à venir, nous prévoyons de créer et de mettre en place des changements en matière d’abris avec la contribution des communautés les plus touchées par les inondations, en commençant par le Soudan du Sud. Le projet en est au stade de recherche, de conception et de développement. Nous espérons tester un prototype sur le terrain l’année prochaine.

Le besoin est immense ; le potentiel du projet l’est encore plus.

 

1. Programme alimentaire mondial. (Octobre 2021). Country Office and regional bureau update # 1 – reliefweb.int. Country Office and Regional Bureau Update # 1. Extrait tiré de https://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/WFP-0000132920.pdf, le 2 novembre 2021.


 

L’équipe de fourniture d’abris d’urgence et de produits non alimentaires de Medair au Soudan du Sud est financée par les aides du gouvernement du Royaume-Uni et par de généreux donateurs privés.

Ce contenu a été produit à partir de ressources recueillies par le personnel de Medair sur le terrain et au siège. Les opinions exprimées dans ce document n’engagent que Medair et ne doivent en aucun cas être considérées comme reflétant l’opinion officielle de toute autre organisation.