Liban : Une lumière dans les ténèbres

Liban : Une lumière dans les ténèbres

Je travaille chez Medair au Liban depuis plus d’un an. En tant que chargé de communication, mon travail consiste en partie à rencontrer des familles et à écouter leurs histoires. Chaque personne que j’ai rencontrée a été une source de motivation et m’a permis d’apprécier cette opportunité qui m’est donnée.

Les personnes que j’ai écoutées ont tout perdu ! Pouvez-vous imaginer perdre votre maison, vos terres, les êtres qui vous sont chers, et devoir vivre dans une tente avec le strict minimum pour survivre ?

Malgré tout, ces personnes sont souvent fortes, dignes et emplies d’espoir. Ahmad, 43 ans, est l’une de ces personnes lumineuses. J’ai fait sa connaissance un jour de printemps ensoleillé, lors d’une visite avec l’équipe des abris au nord de la vallée de Bekaa.


Dès que nous sommes arrivés au campement, Ahmad et sa mère, Jihane, nous ont accueilli avec un large sourire. « Nous sommes heureux de vous revoir. Soyez les bienvenus ! » a dit Ahmad.

Il nous a invité à prendre le café. Lui et sa famille sont arrivés au Liban il y a six ans après avoir fui Alep. « Jamais je n’aurais imaginé qu’une telle chose puisse se produire en Syrie, » raconte Ahmad. « C’était un pays très sûr et beau, et ça me brise le cœur à chaque fois que j’y pense. »

Au Liban, Medair aide à fournir des solutions personnalisées en matière d’abri aux personnes particulièrement vulnérables qui vivent dans des camps informels ou des bâtiments insalubres – les personnes qui ne sont pas à même de se procurer un abri par leurs propres moyens à cause de déficiences physiques ou visuelles de naissance ou résultant de maladies, d’infections ou de blessures ou encore dues à l’âge.


Avec la famille d’Ahmad, nous aidons ses parents âgés, Jihane et Tarek, ainsi que son frère, Omar, qui est paralysé sur un côté du corps. Omar marche sur les genoux et a un usage limité de ses mains. « En Syrie, notre terre était plate et facile, » confie Ahmad. « Ici, il n’y a que des collines qui en plus ne sont pas lisses, alors Omar avait du mal à aller aux toilettes ou à simplement sortir dehors. »

Nous avons fourni à Omar et à ses parents des rampes en béton et des mains courantes pour améliorer leur chemin jusqu’aux latrines extérieures, ainsi qu’un matelas pour qu’ils dorment mieux et une chaise percée.

« Aujourd’hui, je rêve de rentrer chez nous un jour, » déclare Ahmad. « C’est un sentiment naturel pour n’importe quel être humain. Les gens comme vous nous aident à ne pas perdre espoir et améliorent nos vies de réfugiés. Vous ne pouvez imaginer à quel point nous sommes reconnaissants. »

Au Liban, Medair apporte aux réfugiés syriens, comme Ahmad et sa famille, des abris, l’EAH et des services de santé pour les aider à traverser cette crise. Vos dons mensuels rendent possible ce travail indispensable. Si vous le pouvez, rejoignez-nous aujourd’hui.

Le travail de Medair au Liban est rendu possible grâce au soutien de La Chaîne du Bonheur, de la DG Aide humanitaire et protection civile de la Commission européenne, d’Affaires mondiales Canada, de la Fondation Gebauer (CH), du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, du Fonds Madad de la Commission européenne, ainsi que grâce à la générosité de nos donateurs privés.

Ce contenu a été élaboré à partir de ressources recueillies par le personnel de Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue qui y sont exprimés n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion officielle d’autres organisations.