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Les abris : bien plus que de simples murs et un toit

Yahia a quitté sa maison à Alep durant la crise car il vivait dans une zone instable. Lui et sa famille ont été déplacés vers un autre quartier d’Alep, et ne sont revenus à leur quartier d’origine qu’une fois la situation stabilisée plusieurs années plus tard.

« Je travaille au jour le jour. Je n’ai pas d’emploi stable. Lorsque je suis rentré chez moi, je n’avais pas d’autre choix que de couvrir les fenêtres. Nous devions rentrer chez nous, en dépit de l’état de notre maison. Nous sommes heureux d’avoir retrouvé notre maison. Nous n’avons plus besoin de payer de loyer. »

Il fallait faire attention en montant les quatre étages. Il faisait noir à cause des coupures d’électricité et l’escalier en colimaçon était très difficile à monter. Une fois que nous sommes arrivés chez lui, Yahia s’est précipité pour nous proposer de l’eau alors que nous reprenions notre souffle.

Lorsque Yahia et sa famille sont rentrés chez eux, leur maison n’avait plus de portes. Les carreaux des fenêtres avaient éclaté suite aux explosions durant la crise et il ne restait plus que les cadres en métal. Mais la famille n’avait nulle part d’autre où aller. Yahia n’a pas les moyens de faire réparer la maison, ou d’installer des portes et fenêtres.

Mais ce n’est pas tout. La femme de Yahia a un cancer et sa fille Rama est atteinte d’hypoxie, une maladie potentiellement mortelle qui entraîne une diminution de la quantité d’oxygène dans le sang. Rama a des difficultés cognitives qui l’empêche d’apprendre correctement de nouvelles choses, de se concentrer ou de prendre des décisions qui affectent leur vie de tous les jours. Elle ne peut pas aller à l’école.

« Lorsque nous sommes revenus ici, la maison était quasiment en ruines. Elle était vide et les trous de balles sont encore visibles dans les murs. »

L’équipe des abris de Medair a réhabilité la maison ; elle a installé des portes et des fenêtres, réparé la cuisine et la salle de bain et installé une batterie pour pallier le manque d’électricité.

Plus de 5 millions de personnes en Syrie auront besoin d’un abri en 2022, selon le rapport des besoins humanitaires publié en février 2022. Un abri ne représente pas seulement quatre murs et un toit mais aussi un sentiment de sécurité. Les familles ont le droit de se sentir en sécurité chez elles et d’avoir ne serait-ce qu’une porte et des fenêtres pour les protéger de la météo et du monde extérieur.

Medair aide les personnes comme Yahia, afin qu’elles puissent bénéficier d’un environnement sûr et qu’elles puissent se sentir en sécurité et vivre décemment.


En Syrie, notre travail est rendu possible grâce au soutien de la Direction générale pour la protection civile et les opérations d’aide humanitaire européennes de la Commission européenne, de l’Agence suisse de développement et de collaboration (SDC), de la Chaîne du Bonheur, de SlovakAid et de généreux donateurs privés, tels que vous.

Ce contenu a été produit à partir de ressources recueillies par le personnel de Medair sur le terrain et au siège social. Les opinions exprimées dans ce document n’engagent que Medair et ne doivent en aucun cas être considérées comme reflétant l’opinion officielle de toute autre organisation.