L’objectif de cette campagne biannuelle est de fournir à tous les enfants âgés de 6 à 59 mois vivant dans les camps de la vitamine A. Soit environ 160 000 enfants.

Rahim et Abdul*, âgés de 20 et 19 ans, vivent dans le camp de réfugiés de Kutupalong. Ils y travaillent en tant que bénévoles pour le projet de nutrition de Medair. 

Suivons-les tandis qu’ils passent de maison en maison, dans le camp, pour donner à chaque enfant sa dose de vitamine A et pour sensibiliser les parents sur les bonnes pratiques nutritionnelles.

Participer à une campagne de masse dans un camp surpeuplé en pleine pandémie meurtrière peut être particulièrement compliqué. Avant de frapper à chaque porte, Rahim et Abdul revêtent leur masque et leurs gants et se frictionnent les mains avec du gel hydroalcoolique. Ces mesures visent à prévenir la transmission de la Covid durant la distribution.

« La Covid-19 a eu un impact non négligeable sur la distribution. Les années passées, nous pouvions recevoir les enfants dans nos centres pour leur administrer la vitamine. Mais avec le coronavirus, nous avons dû changer notre méthode de faire. Les bénévoles se rendent à chaque maison afin de limiter les foules ; ils restent à l’extérieur toute la durée de la visite, » explique Rashed Hassan, expert en nutrition à Medair.

Avant de donner la vitamine à ce jeune garçon, Rahim procède à un dépistage de la malnutrition à l’aide d’un ruban-mètre MUAC (mid-upper arm circumference). Cela permet à Rahim de contrôler son état nutritionnel et de suivre ses progrès si celui-ci est malnutri.

Après avoir effectué ce dépistage, Abdul administre la vitamine A à l’enfant. Quelques gouttes dans la bouche, avec l’aide de la maman, et le tour est joué.

« On trouve de la vitamine A dans les légumes verts feuillus et dans les fruits et légumes de couleur foncée. Dans le camp, malheureusement, il est difficile de trouver ces types d’aliments. En outre, s’ils sont disponibles, ils sont trop chers. C’est la raison pour laquelle nous donnons de la vitamine A aux enfants, pour prévenir la malnutrition, » explique Sujan Ariful, Chargé de projet Nutrition à Medair.  

Une fois que les enfants ont avalé leur vitamine, Rahim vérifie leurs pieds, à la recherche d’œdèmes pouvant indiquer une malnutrition.

Nos bénévoles effectuent également de courtes formations auprès des parents pour leur expliquer comment dépister la malnutrition, ce qu’est la supplémentation et, surtout, pourquoi la diversité alimentaire est importante.

Avant que Rahim et Abdul ne prennent congé d’une famille, ils donnent aux parents un ruban-mètre pour leur permettre d’être en mesure de suivre eux-mêmes le statut nutritionnel de leur enfant entre les visites de nos équipiers. Cela permet de diminuer la fréquence des visites aux centres et, donc, de réduire les contacts physiques entre personnel soignant et patients.  

« Nous avons été formés avant la distribution et avons appris beaucoup de choses, » raconte Rahim. « Nous savons que la vitamine peut prévenir les maladies chez les jeunes enfants. Quand je partage ces informations aux familles qui vivent ici, je me sens très utile. »

Medair et ses quelque 100 bénévoles, comme Rahim et Abdul, ont joué un rôle primordial dans cette semaine d’action. Sur les 160 000 enfants visés par la campagne, 18 000 ont été pris en charge par les bénévoles de Medair.  

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Medair est une ONG humanitaire internationale qui offre une aide d’urgence et des services de reconstruction aux familles affectées par les catastrophes naturelles, les conflits et d’autres crises. Au Bangladesh, Medair travaille en partenariat avec World Concern.

Ce contenu a été élaboré à partir de ressources recueillies par le personnel de Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue qui y sont exprimés n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion officielle d’autres organisations.

*les prénoms ont été changés par mesure de sécurité.