Le vent du changement souffle dans des villages malgaches

Prévu sur 42 mois dans la région d’Analanjirofo, un nouveau projet de Medair permettra de fournir de l’eau potable à plus de 125 000 personnes, alors que 12 000 habitants bénéficieront d’un accès facilité à des latrines.

Pour nombre d’entre nous, Madagascar est un véritable paradis terrestre, la destination parfaite pour des vacances de rêves, une île bordée de plages de sable blanc et dont les récifs de coraux rivalisent de beauté avec la forêt vierge. Sans oublier les lémuriens ! Si elle s’avère fidèle, cette image de carte postale n’en est pas pour le moins incomplète.

Madagascar est l’une des nations les plus pauvres au monde. Son indice de développement humain le place au 151e rang des 187 pays mondiaux (1). En 2010, moins de la moitié de la population malgache (44,9 pour cent) avait accès à de l’eau potable – ce qui fait de l’île l’un des Etats sub-sahariens les plus défavorisés en matière d’approvisionnement en eau potable (en 2008, la moyenne dans la région était de 60 pour cent (2) ).

Grâce au soutien financier de la C.E. Direction générale du Développement et de la Coopération – EuropeAid, de la Chaîne du Bonheur et de donateurs privés, Medair a lancé un projet de 42 mois dont l’objectif est l’amélioration durable de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans 10 communes de la région d’Analanjirofo, au nord-est du pays. Le choix de Medair s’est porté sur cette zone reculée, affectée chaque année par des cyclones, où un million de personne tirent en grande partie leurs moyens de subsistance de l’agriculture.

Dans les neuf communes rurales où nous sommes présents, seuls quatre pour cent (3) des habitants ont accès à l’eau potable.

  • Medair prévoit la construction de 705 points d’eau sécurisés et l’augmentation de la couverture de la population à 85 pour cent (4).
  • D’ici 2017, plus de 125 700 personnes auront accès à l’eau potable pour la première fois de leur vie.
  • Medair a également pour objectif de construire 800 latrines dans la zone urbaine de Maroantsetra, où la densité de la population constitue un véritable défi en matière d’assainissement.
  • Nous prévoyons d’améliorer l’accès à l’assainissement pour 12 000 personnes à Maroantestra. Le taux de couverture des latrines devrait passer de 29 (5) à 65 pour cent (6).

« Depuis des années, nous travaillons à améliorer l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène (WASH) dans les régions rurales de Madagascar », explique Daniel Calzada, Directeur du programme Madagascar. « Nous sommes convaincus que ce nouveau projet de grande envergure permettra d’améliorer la santé globale de milliers de familles malgaches parmi les plus vulnérables. »


1 Rapport sur le développement humain 2011, PNUD.
2 Source : Rapport OMD 2011.
3 Source : SIBA (Système d’information de la baie d’Atongil), enquête avril 2011.
4 Source : Données WASH, Medair. Novembre 2011.
5 Source : SIBA, enquête avril 2011.
6 Source : Données WASH, Medair. Novembre 2011.


Medair met tout en œuvre pour soulager les souffrances des personnes les plus vulnérables vivant dans les zones reculées et dévastées du monde. Nous leur apportons une assistance pour survivre aux crises, se relever dans la dignité et se construire un avenir meilleur.

Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel de Medair sur le terrain et au siège de l’organisation. Son contenu n’engage que Medair et ne doit en aucun cas être considéré comme le reflet de l’opinion officielle d’une quelconque autre organisation.