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Qu’est-ce qui vous a poussé à lancer Medair en 1989 avec votre mari ?

A nous deux, nous avions accumulé respectivement neuf et cinq ans d’expérience sur le terrain, dont trois ensemble. De mon côté, dans un camp de réfugiés en Thaïlande, puis au sein d’un hôpital pour enfants au Cambodge, dans l’accueil des réfugiés de l’Asie du Sud Est en Californie, puis au Liban dans la guerre. De son côté, mon mari travaillait dans un centre hospitalier au Tchad dans la guerre civile et la famine… C’est là que nous nous sommes retrouvés. J’étais médecin urgentiste et mon mari chirurgien-dentiste, puis directeur.

A notre retour fin 1987, trois organisations – MAF, MEDAF, YWAM – qui nous avaient bien connus sur le terrain, nous ont proposé de lancer un projet consacré exclusivement à la réponse aux crises et aux catastrophes. Ils l’avaient nommé Medair. Cela correspondait exactement à la vision que nous avions de la suite et nous avons accepté.

Dans quel contexte l’avez-vous fait ?

Après d’intenses discussions, nous nous sommes rencontrés en juin 1988 pour mettre par écrit les bases de l’association Medair. Notre première réponse a été menée au Nord de l’Ouganda dans la région de Teso, alors en guerre civile. Un programme d’aide d’urgence opérant déjà sous le nom de Medair a rapidement été mis en place sur le terrain avec l’appui de MAF et YWAM, et le soutien de nombreux contacts en Europe –  les amis, nos familles, des églises, MEDAF et aussi la Confédération suisse par l’intermédiaire de la Direction du développement et de la coopération (DDC).

Ce premier programme, très apprécié des autorités ougandaises et des trois organisations-mères, s’est révélé un modèle pour la suite. Medair a été enregistrée en Suisse en 1989.

Quel est à votre avis l’ADN de Medair, présent dès les origines ?

Inspirée par le texte de l’Evangile : J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, soif et vous m’avez donné à boire,… Medair a toujours cherché à apporter une aide concrète aux populations en grande souffrance, en soignant attentivement les détails liés au contexte et aux personnes, allant dans les endroits les moins bien desservis par les autres ONG et communiquant régulièrement avec elles.

Le soin et la personnalisation de l’aide apportée par Medair est au cœur de son action.

Quel regard portez-vous aujourd’hui sur l’organisation ?

J’en suis fière, car elle n’a pas perdu ses valeurs malgré sa taille qui a quadruplé depuis notre départ fin 2003. Medair est reconnue et appréciée en tant qu’ONG dans les pays où elle travaille, aussi bien par les donateurs privés, les institutions que les pays qui la soutiennent.

Que lui souhaitez-vous pour les 30 ans à venir ?

Beaucoup de bienveillance envers les autres et pour elle-même, multiplication et BON VENT.