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Cox’s Bazar, Bangladesh (21 août 2019) – Près d’un million de Rohingya attendent toujours que justice leur soit rendue et qu’ils aient leur mot à dire sur leur avenir, deux ans après avoir été chassés de chez eux par des atrocités de masse au Myanmar, et luttent pour leur sécurité et leur dignité au Bangladesh en tant que réfugiés. Dans une déclaration commune publiée aujourd’hui, 61 ONG locales, nationales et internationales travaillant dans les deux pays ont demandé que les droits de l’homme soient reconnus pour tous dans l’État de Rakhine et que les réfugiés rohingya jouent un rôle dans la prise de décisions concernant leur propre vie, notamment les conditions de leur retour au Myanmar.

Les ONG ont fait part de leurs vives préoccupations concernant la sécurité des familles touchées dans l’État de Rakhine, y compris les Rohingya, alors que le conflit s’intensifie et que l’accès humanitaire reste limité. Ils ont exhorté les gouvernements du Bangladesh et du Myanmar à veiller à ce que tout processus de retour soit sûr, volontaire et dans la dignité, à la lumière des informations sur le rapatriement accéléré possible de 3 450 réfugiés rohingya qui ont circulé cette semaine.

Au cours des deux dernières années, les ONG ont aidé le gouvernement du Bangladesh et les agences des Nations Unies à apporter un soutien efficace aux habitants du plus grand camp de réfugiés du monde. Leurs efforts collectifs ont stabilisé les conditions dans les camps, renforcé la préparation à la mousson et aidé à prévenir les épidémies. Mais il reste encore beaucoup à faire. Les organismes ont demandé à la communauté internationale d’augmenter le financement de l’action humanitaire au Bangladesh et au Myanmar afin d’améliorer les conditions de vie des réfugiés et des communautés d’accueil, ainsi que des personnes déplacées.

RESSOURCES MÉDIATIQUES

Lien hypertexte de la déclaration commune interinstitutions

EN BREF

  • Au Myanmar, quelque 128 000 Rohingya déplacés, ainsi que d’autres communautés musulmanes, sont confinés dans des camps dans l’État de Rakhine depuis 2012, dans l’incapacité de rentrer chez eux.
  • Au Bangladesh, les enfants réfugiés doivent avoir accès à des services éducatifs plus solides. Plus de 25 000 enfants ne sont pas scolarisés. En outre, 97 % des adolescents âgés de 15 à 18 ans ne fréquentent aucun établissement d’enseignement.
  • Au Bangladesh, le pourcentage de ménages de la communauté d’accueil qui vit avec moins de 60 USD par mois a passé de 10 à 22 % après l’afflux d’août 2017.

Contacts Media

Paola Barioli, attachée de presse, paola.barioli@medair.org

Tel : +41 78 635 30 95