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		<title>Medair</title>
		<link>http://www.medair.org/</link>
		<description>Latest News from Medair. Emergency Relief and Rehabilitation</description>
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			<title>Medair</title>
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			<description>Latest News from Medair. Emergency Relief and Rehabilitation</description>
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		<lastBuildDate>Thu, 10 May 2012 15:10:00 +0200</lastBuildDate>
		
		
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			<title>Au cœur de notre action</title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/the_heart_of_what_we_do-1/</link>
			<description>Dans les camps du Somaliland, la promotion de l’hygiène et de la santé est l’une des actions les plus importantes que nous entreprenons pour aider les personnes vulnérables.  </description>
			<content:encoded><![CDATA[<b>Comme la plupart des déplacés vivant dans les camps de Burao, Safiya Ibrahim Gurxan est confrontée quotidiennement au risque d’épidémies et à la malnutrition</b>. Du fait de la promiscuité et des conditions de vie précaires, le terrain est en effet propice aux maladies et aux problèmes de santé. <br /><br />Safiya est arrivée au camp de Muruqmaal avec sa famille, après que leur troupeau de chèvres et de moutons a été décimé par la sécheresse. Elle garde l’espoir qu’un jour, ils pourront à nouveau gagner de quoi vivre. Mais en attendant, elle se réjouit de l’engagement de Medair à Muruqmaal et dans 21 autres camps de la région. <br /><br />«&nbsp;Les volontaires de Medair sont venus trois fois et nous ont donné des informations sur l’hygiène&nbsp;», dit-elle. «&nbsp;Ils nous ont appris à nous comporter différemment, par exemple à brûler nos déchets, à faire bouillir l’eau avant de la boire, à nettoyer nos latrines ou à garder nos maisons propres.&nbsp;» <br /><br />Nos équipes de santé et d’hygiène encouragent les habitants des camps à adopter des comportements adéquats permettant de réduire les risques auxquels ils sont quotidiennement exposés. Nous leur distribuons ainsi des filtres à eau en céramique, des jerrycans, du savon et du matériel de nettoyage – tout ce dont ils ont besoin pour nettoyer les camps et les rendre plus hygiéniques. <br /><b><br />Promotion de l’hygiène<br />La clé du succès réside dans la répétition d’un message simple, Farah Jama Awl, volontaire WASH formée par Medair, en est convaincue</b>. Elle a vu de ses propres yeux les conséquences positives de courts messages-clés, tels que «&nbsp;lavez-vous les mains&nbsp;», «&nbsp;buvez de l’eau potable&nbsp;» et «&nbsp;utilisez les latrines&nbsp;». <br /><br />«&nbsp;Depuis le début de mon travail, tout a bien changé&nbsp;», explique Farah. «&nbsp;La première fois que je suis arrivée avec ces messages, les gens me demandaient sans cesse&nbsp;:&nbsp;&quot;Qu’est-ce que tu dis&nbsp;?&quot;, &quot;Pourquoi&nbsp;?&quot;, &quot;Qui te l’a dit&nbsp;? &quot;… Mais ces derniers six mois, ils m’ont écoutée. Avant, 30 pour cent d’entre eux peut-être appliquaient ce type de comportement. Maintenant, je dirais 100 pour cent&nbsp;!&nbsp;» &nbsp; <br /><b><br /></b><b>«&nbsp;L’information des populations est au cœur de notre action&nbsp;»</b>, affirme le Dr Adele Cowper, responsable de projet Santé de Medair. «&nbsp;Les personnes ne savent pas forcément que le simple fait de se laver les mains permet de prévenir les diarrhées.&nbsp;»<br /><br />Farax Hassan Adan, 12 ans, est une réfugiée éthiopienne. Membre d’une fratrie de huit enfants, elle a parfaitement assimilé les recommandations concernant l’hygiène. « Mes frères et sœurs ont été sensibilisés à l’hygiène, ma sœur m’en a parlé, elle m’a dit d’utiliser les latrines et de me laver les mains&nbsp;», explique-t-elle. «&nbsp;J’ai aussi appris à nettoyer les latrines et à utiliser du savon pour me laver les mains. Nous n’en avons pas à la maison en ce moment, c’est pourquoi cette distribution [de savon] est une bonne chose pour nous.&nbsp;» <br /><br /><b>Savoir qu’il est plus hygiénique et sain d’utiliser des latrines n’est utile que si ces dernières sont disponibles sur place. L’an dernier, nous en avons donc construit plus de 400 dans les camps, ce qui a fortement contribué à l’amélioration de la situation sanitaire</b>. Daniel Ndege, responsable de projet Eau, assainissement et hygiène (WASH) de Medair, souligne la rapidité de cette évolution positive. <br /><br />«&nbsp;Les habitants se sont habitués à utiliser les latrines, ce qui est très encourageant », explique-t-il. «&nbsp;Dans le camp dont nous nous occupons, 86 pour cent des personnes utilisent régulièrement des latrines propres fonctionnant parfaitement.&nbsp;» <br /><b><br />Promotion de la santé</b><br />Si l’hygiène s’améliore, le surpeuplement des camps reste l’une des causes principales de la transmission de maladies telles que la rougeole et la tuberculose (TB), comme le confirme Adele.<br /><br />«&nbsp;L’autre grand problème est que les populations ne savent pas à quels services de santé elles peuvent accéder&nbsp;», explique-t-elle. «&nbsp;Ou, lorsqu’il s’agit de groupes minoritaires ou de réfugiés, ils pensent parfois ne pas avoir le droit d’utiliser les mêmes services que la population locale.&nbsp;»<br /><br />L’une des plus grandes inquiétudes concerne la malnutrition ainsi que les maladies qui en résultent. Les épidémies de diarrhée, d’infections respiratoires et de rougeole représentent la principale cause de maladie et de décès parmi les enfants des camps. <br /><br />Afin de répondre à cette situation, Medair a mis sur pied un large programme d’alimentation pour les enfants âgés de moins de 5 ans ainsi que des campagnes de vaccination gratuite contre la rougeole et la tuberculose. <br /><br /><b>Par ailleurs, Medair organise des campagnes de sensibilisation à la santé dans les camps. Destinées aux femmes, elles les informent sur les qualités nutritionnelles du lait maternel, sur les vaccins ainsi que sur l’utilité de se rendre dans un poste de santé pour mères et enfants pour accoucher</b>.<br /><br />«&nbsp;Aujourd’hui, presque toutes les femmes du camp de Koosaar ont compris l’importance de ces pratiques&nbsp;», affirme Asha Mohamed, volontaire Santé maternelle. «&nbsp;Par le passé, c’était différent. Mais les personnes sont plus instruites maintenant.&nbsp;» <br /><b><br />«&nbsp;Dans ce camp, j’ai beaucoup appris sur la santé&nbsp;»</b>, dit Honi Ahmed, mère de 10 enfants. «&nbsp;Les vaccins protègent les enfants des maladies et leur permettent de grandir en bonne santé. Je recommande à mes amies de faire vacciner leurs enfants. Les personnes se montrent souvent réticentes, il faut donc les encourager.&nbsp;» <br /><b>&nbsp;<br />De camp à camp, jour après jour, Medair prouve que les effets durables d’une meilleure santé et d’une amélioration des conditions d’hygiène peuvent avoir un impact positif, même dans les conditions les plus insoutenables</b>. Demandant à être vécu et partagé, ce message doit être largement transmis - des volontaires aux résidents des camps, des familles aux amis, de génération à génération. 
<br /><i>Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le  personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés  dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas  l’opinion d’autres organismes.</i><br /><i></i>]]></content:encoded>
			<category>Somalie</category>
			<category>Feature News</category>
			<category>RSSFeed</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 09 May 2012 11:55:00 +0200</pubDate>
			
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			<title>Jim Ingram, directeur international de Medair, ONG basée en Suisse,  se rend au Sud-Soudan </title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/jim_ingram_directeur_international_de_medair_ong_basee_en_suisse_se_rend_au_sud_soudan/</link>
			<description>Sensibiliser les esprits à la situation désespérée de la population sud-soudanaise</description>
			<content:encoded><![CDATA[<b>Le Sud-Soudan célèbrera son premier anniversaire le 9 juillet.</b> Bien qu’il soit le plus jeune Etat de la planète, ce pays est confronté aux plus vieux problèmes du monde&nbsp;: pénuries alimentaires, déplacements des populations, manque d’accès aux soins primaires, insécurité. <br /><br /><b>Jim Ingram, directeur international de Medair, une organisation humanitaire internationale basée en Suisse, est actuellement au Sud-Soudan pour effectuer une visite de deux semaines sur le terrain.</b> Si ce voyage lui permet de rencontrer l’équipe de 90 personnes qui travaille dans ce pays, son objectif principal est de sensibiliser l’opinion publique aux conditions de vie désastreuses des Sud-Soudanais et de mettre en évidence l’absolue nécessité d’une aide supplémentaire. <br /><br /><b>Cette visite permet à Jim Ingram de se rendre compte de visu de la manière dont travaille son équipe pour préserver la vie des Sud-Soudanais au travers des programmes gérés par Medair. </b><br />Au seul Sud-Soudan, plus de 232 000 personnes ont bénéficié en 2011 des programmes de santé, de nutrition, d’eau, assainissement et hygiène (WASH), de distribution de kits d’urgence et d’abris. Ces initiatives de longue haleine ne se limitent pas à fournir immédiatement un accès aux soins de première nécessité, mais ont aussi pour but de former et d’aider les populations afin qu’elles se suffisent à elles-mêmes, tout en préservant leur dignité. Jim Ingram se rendra à Juba, la capitale du pays, ainsi que dans les villes d’Awerial, de Jiech et de Renk, situées dans trois différentes provinces du Sud-Soudan.&nbsp; <br /><br /><b>L’œuvre de Medair au Sud-Soudan se concentre essentiellement sur l’aide d’urgence.</b>&nbsp; Les équipes de Medair ont par exemple fourni en début d’année une aide d’urgence – en termes d’accès aux soins primaires, à l’eau potable et aux latrines, et de sensibilisation à l’hygiène – à plus de 20 000 personnes déplacées dans les zones de Mina et d’Abayok dans la ville de Renk, dans la province du Nil Supérieur. <br /><br /><b>«&nbsp;Le Sud-Soudan est confronté à des problèmes dramatiques qui se reflètent dans des statistiques catastrophiques&nbsp;»</b>, commente Jim Ingram. «&nbsp;Medair s’est donné pour mission de soulager la souffrance des populations vulnérables ici, au Sud-Soudan, mais également dans d’autres régions d’Afrique et d’Asie – partout où les besoins sont infinis.&nbsp;»&nbsp;&nbsp; <br /><br />Au Sud-Soudan, un enfant sur dix meurt avant son cinquième anniversaire. Et selon une étude menée en 2010 sur les foyers sud-soudanais, près des deux-tiers de la population n’ont pas accès à des latrines. <br /><br /><b>«&nbsp;L’intervention suisse est d’une importance primordiale pour organiser efficacement une aide humanitaire internationale », poursuit Jim Ingram.</b> «&nbsp;L’équipe de Medair est réputée pour son professionnalisme dans l’évaluation des besoins humanitaires d’urgence, et pour les réponses spécifiques qu’elle apporte en matière de soins médicaux, d’abris, d’accès à l’eau potable et d’installations sanitaires. Comme ici au Sud-Soudan, Medair reste sur place après la crise initiale afin d’aider les autorités à restaurer les services essentiels et à renforcer les capacités locales pour leur permettre de répondre aux crises futures. Nous estimons en effet qu’il est capital de mettre en œuvre des solutions durables.&nbsp;» <br /><br /><b>Medair est arrivée au Soudan en 1991 pour fournir une aide d’urgence et de réhabilitation à la population touchée par la plus longue guerre civile que le monde ait jamais connue.</b> Vingt-deux ans plus tard, l’organisation poursuit son œuvre dans le pays qui porte désormais le nom de Sud-Soudan.<br />___________________________________________________________________________________<br /><br /><i>Des photographies de qualité, des témoignages et des interviews du personnel sur le terrain sont disponibles pour la presse sur demande. <link 1630>Photographies Sud-Soudan</link></i><br /><br />Pour obtenir des informations détaillées ou une interview de Jim Ingram, veuillez contacter<br /><br />Medair Headquarters (Switzerland)<br />Janneke de Kruijf – Media Officer<br />E-mail: janneke.dekruijf@medair.org<br />Tel. +41.78.6353095<br /><br /><br /><b>A propos de Medair </b><br /><i>Medair, organisation d’aide humanitaire basée en Suisse et représentée en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, œuvre pour soulager la souffrance humaine. Medair apporte actuellement son aide à plus de deux millions de femmes, d’enfants et d’hommes vulnérables vivant dans des zones souvent difficiles d’accès en Afrique, en Asie ou dans d’autres régions dramatiquement nécessiteuses, telles que l’Afghanistan, la Somalie/le Somaliland, Haïti et la R.D. Congo. <br /><br />Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.</i>]]></content:encoded>
			<category>Short News</category>
			<category>Pressreleases</category>
			<category>Ecublens</category>
			<category>RSSFeed</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 18:00:00 +0200</pubDate>
			
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			<title>Bâtir des ponts</title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/batir_des_ponts/</link>
			<description>Medair instaure un corridor humanitaire vital reliant la ville d’Isiro au territoire reculé d’Ango où des dizaines de milliers de personnes ont besoin d’aide.</description>
			<content:encoded><![CDATA[<b>Il y a un an à peine, les familles vulnérables du territoire d’Ango ne bénéficiaient quasiment d’aucune assistance de la part de la communauté humanitaire internationale.</b> Non parce qu’elles n’avaient pas besoin d’aide, mais du fait que la région était trop difficile d’accès. <br /><br />En 2009, suite à de violentes attaques de la milice dans la région, 25 000 personnes ont dû fuir leurs foyers et chercher refuge dans le territoire d’Ango, où 30 000 habitants luttaient déjà contre la pauvreté. L’équipe d’évaluation envoyée par Medair à Ango à la fin de 2010 y a rencontré des personnes vulnérables, faisant face à d’immenses besoins, souvent vitaux, parmi lesquels le manque de soins de santé, d’eau potable et de nourriture. <br /><br />Le territoire d’Ango est particulièrement isolé, une situation en partie due à la distance qui le sépare des autres villes et villages du pays mais surtout aux conditions désastreuses des routes et des ponts qui y mènent. «&nbsp;Le problème principal est que 15 des 20 ponts de la route sont endommagés&nbsp;», explique Mark Wooding, conseiller en reconstruction de Medair. «&nbsp;De ce fait, même si les routes étaient améliorées, vous ne pourriez que difficilement traverser les rivières, vu l’état lamentable des ponts.&nbsp;» &nbsp;<br /><br />«&nbsp;Il est impossible au personnel humanitaire d’atteindre des zones aussi reculées qu’Ango&nbsp;», affirme Jean Kugaya, un ingénieur congolais travaillant pour Medair. «&nbsp;Des camions neufs venant d’Isiro sont restés bloqués devant le pont de Dingila et ne sont jamais arrivés à destination. »<br /><br /><b>Pour venir au secours des milliers de familles qui ne pouvaient pas bénéficier d’une aide humanitaire vitale, Medair a lancé - avec le soutien du Pooled Fund (un fonds humanitaire multi bailleurs pour la R.D. Congo) et de donateurs privés – un projet visant à construire ou réhabiliter les 15 ponts nécessaires à l’établissement d’un corridor humanitaire vers Ango.</b><br /><br /><b>«&nbsp;Vous ne pouvez pas imaginer l’impact que ces ponts auront sur notre vie&nbsp;»</b>, dit Bernard Poly Monomo. Cet homme de 26 ans a été recruté par Medair dans son village de Nagbongbo pour les travaux de reconstruction du pont. «&nbsp;Les camions transportant de la nourriture depuis Isiro mettent très longtemps à arriver ici. Parfois, ils restent immobilisés pendant des semaines. Mais une fois que les ponts seront réparés, la nourriture arrivera ici beaucoup plus vite.&nbsp;» <br /><br />Pour permettre l’accès des acteurs humanitaires aux zones vulnérables, les ponts doivent être suffisamment solides pour permettre le passage de camions de 25 tonnes, comme ceux utilisés par le Programme Alimentaire mondial (PAM). <br /><br />«&nbsp;L’un des défis consistait à reconstruire trois ponts en métal dont les poutres en bois et les pièces métalliques se désagrégeaient, car elles n’avaient pas été entretenues depuis l’époque coloniale », explique Thomas Simon, responsable de projet Réhabilitation de Medair. «&nbsp;L’objectif était de remplacer les poutres et les éléments métalliques manquant, pour que les camions et les véhicules commerciaux puissent à nouveau traverser le pont.&nbsp;»<br />&nbsp;<br />«&nbsp;Le platelage en bois est extrêmement dangereux&nbsp;», ajoute Mark. «&nbsp;La plupart des camions lourds ne peuvent pas traverser les ponts sans rester coincés.&nbsp;» <br /><br />L’âge, le manque d’entretien et des facteurs environnementaux comme l’érosion des sols, ont engendré un tel état de délabrement que l’eau passe par-dessus certains ponts et non plus dessous. «&nbsp;Nous avons cherché les moyens de réparer les ponts nous-mêmes&nbsp;», raconte Bernard Poly. «&nbsp;Nous avons essayé de construire des ponts de fortune avec des branches, mais ils n’étaient pas assez stables pour supporter le poids des véhicules qui les traversaient… Nous pensions qu’on nous avait oubliés, mais Medair est arrivé et a commencé les travaux de réparation. » <br /><br /><b>Au cours de l’année dernière, Medair a étroitement travaillé avec les populations locales pour construire et/ou réparer les 15 ponts de la route reliant Isiro et Ango.</b> Nous avons employé des ingénieurs nationaux et internationaux pour superviser le travail, parmi lesquels Simon Bird, un ingénieur britannique qui a contribué au succès des travaux, nonobstant un environnement difficile. Nous avons recruté environ 1800 ouvriers locaux, ce qui a permis d’injecter de l’argent dans une économie locale cruellement marquée par la pénurie d’emplois. «&nbsp;Je cherchais du travail depuis longtemps&nbsp;», dit Bernard Poly. «&nbsp;Je ne suis pas un maçon professionnel, mais on m’a appris à souder et à courber le métal. Je suis heureux d’avoir acquis ce nouveau savoir-faire.&nbsp;» <br /><br />Notre équipe a organisé des réunions avec des groupes communautaires et les autorités locales, pour assurer l’inscription des travaux dans le cadre d’un partenariat productif. Il s’avère en effet essentiel que les populations s’identifient au projet et s’en approprient le résultat. « En leur donnant la possibilité de travailler à la réparation du pont, le projet améliore la vie des personnes qui ne disposent d’aucun revenu, comme par exemple les personnes déplacées ou les parents célibataires&nbsp;», explique Sarafine Nodele Ndele, 61 ans, dirigeante communautaire dans le territoire de Poko. «&nbsp;Cela leur permet de payer les taxes scolaires et même d’acheter des vêtements à leurs enfants. » <br /><br /><b>De fait, en plus de son objectif premier d’établir un corridor humanitaire vers Ango, le projet de construction et de réparation des ponts a permis aux familles de bénéficier de nombreux avantages.</b> Tout le long de la route, la population locale s’est vu offrir des emplois intérimaires et les ouvriers ont acquis des savoir-faire précieux pour l’avenir. Tous ont reçu des informations sur le virus HIV et le SIDA, sur d’autres maladies sexuellement transmissibles et sur la maladie du sommeil – certains pour la première fois. De plus, maintenant que la route peut à nouveau être empruntée, le prix des denrées en provenance de villes comme Isiro diminuera, car les camions disposent d’un accès plus facile.<br /><br />«&nbsp;Nous espérons aussi que les ponts vont indirectement stimuler les activités agricoles en facilitant le transport et, dans une optique plus large, améliorer le niveau économique de la population&nbsp;», dit Jean Kugaya. <br /><br />La réparation des ponts a déjà permis d’accroître l’aide humanitaire apportée à la population locale. Les camions PAM livrent désormais plus facilement des rations alimentaires aux habitants des régions du Uélé&nbsp;», dit Laurent Frimault, agent de la cellule logistique PAM. <br /><br />«&nbsp;Quand mes sœurs et mes proches ont vu les ponts réparés, leur visage rayonnant de bonheur m’a rempli de joie&nbsp;», dit Bernard Poly. «&nbsp;Nous vivons dans une région si reculée que nous manquons de nombreux services essentiels. Nous surnommons notre territoire <i>le Zaïre</i>, car nos conditions de vie nous rappellent les souffrances que nous avons endurées sous le régime de Mobutu. Mais désormais, nous nous sentons lentement mais sûrement citoyens de la R.D. Congo. J’en suis vraiment heureux.&nbsp;»<i><br /></i><b>_______________________________________________________________<br /><br />L’espoir dans les ténèbres</b><br />Vous désirez savoir à quoi ressemble la vie d’une personne déplacée&nbsp;? Philemon Foolani parle en toute franchise de sa vie de personne déplacée à Ango. <link nc/fr/infochanel/news/detail/article/hope_in_the_darkness-1/>Pour en savoir plus</link>. <i><br /><br />________________________________________________________________________<br /><br /></i><i>En plus de son projet de ponts, Medair a ouvert une base à Ango en 2011. Nous y proposons des services de santé et avons amélioré l’accès au secteur WASH (Eau, assainissement et hygiène) pour les populations locales. <br /><br />Les projets de Medair dans le territoire d’Ango sont financés par le fonds humanitaire multi bailleurs Pooled Fund, l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) ainsi que par des dons privés. <br /><br /><link 269>Pour en savoir plus sur le travail de Medair en R.D. Congo.</link><br /><br />Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel de Medair sur le terrain et au siège de l’organisation. Son contenu n’engage que Medair et ne doit en aucun cas être considéré comme le reflet de l’opinion officielle d’une quelconque autre organisation.<br /></i>]]></content:encoded>
			<category>Congo (DRC)</category>
			<category>Feature News</category>
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			<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 16:26:00 +0200</pubDate>
			
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			<title>La situation d’urgence au Badakhchan fait de nombreuses victimes</title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/emergencies_taking_a_deadly_toll_in_badakhshan-1/</link>
			<description>L’hiver le plus rude qu’a connu l’Afghanistan en 15 ans laisse les familles dans une situation de grande vulnérabilité.</description>
			<content:encoded><![CDATA[Une récente série d’avalanches a coûté la vie à plus de 90 personnes dans la province du Badakhchan, région montagneuse extrêmement isolée au nord-est de l’Afghanistan.<br /><br />Alors que l’aide d’urgence continue de porter secours aux survivants des avalanches, les villages bloqués par la neige dans toute la province ont également désespérément besoin de soins de santé et de nourriture, car leurs ressources en nourriture se font rares et que les cas de pneumonie et d’autres maladies font de nombreuses victimes.<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br /><b>À Darang, village de 400 familles situé près de la frontière du Tadjikistan, 29 enfants de moins de cinq ans seraient décédés le mois dernier.</b> Le personnel de Medair a fait trois heures à cheval pour rejoindre le village, et constater que les enfants souffraient de malnutrition aigüe, de pneumonie et d’autres complications de santé.<br /><br />Les familles ont de moins en moins de nourriture et leur situation est préoccupante. En 2011, la forte sécheresse a entraîné de faibles récoltes dans la région. Avec les importantes chutes de neige et les avalanches de cet hiver, de nombreuses personnes n’ont pas pu se rendre sur les marchés ou dans les centres de santé.<br /><b><br />Les habitants de Darang manquent également de fourrage pour nourrir leur bétail, ce qui laisse leurs animaux dans un tel état de décharnement qu’ils ne peuvent être ni consommés, ni vendus.</b> De plus, Darang, comme de nombreux autres villages du Badakhchan, sera bientôt confronté au risque de glissements de terrain et d’inondations, lorsque le fort volume de neige tombé fondra au printemps.<br /><br />«&nbsp;Les récentes avalanches ont permis de montrer l’état de vulnérabilité des familles au Badakhchan&nbsp;», explique Claire Skinner, directrice nationale de Medair en Afghanistan. «&nbsp;Beaucoup trop d’enfants sont sous-alimentés et les familles sont à la limite de la survie. Cet hiver rude a poussé de nombreuses familles au-delà de ce qu’elles peuvent endurer.&nbsp;»<br /><br /><b>Depuis 2010, Medair a lancé un programme de nutrition dans certaines régions du Badakhchan qui présentent un niveau de malnutrition aigüe préoccupant. En 2012, nous avons l’intention d’étendre nos activités à Darang, ainsi qu’à de nombreux autres villages isolés.</b> «&nbsp;Traiter les femmes et les enfants malnutris est notre priorité, dit Claire. C’est pour cela que nous mettons en place des équipes mobiles capables de se déplacer à cheval dans des villages trop éloignés pour recevoir de l’aide des centres de santé existants.&nbsp;»<br /><br />Fournir du fourrage au bétail est également très important. «&nbsp;Ces animaux sont le premier moyen de subsistance des habitants, confie Claire. Les familles peuvent vendre un mouton ou une chèvre pour acheter l’équivalent d’un mois de nourriture. Si elles perdent leur bétail, elles ne pourront pas acheter de nourriture pour tenir jusqu’à la prochaine récolte.&nbsp;»<br /><br />Medair est l’une des rares organisations humanitaires internationales présentes au Badakhchan. Par conséquent, nous avons été impliqués dans la coordination de l’aide humanitaire dans la province. Nous avons stocké, par anticipation, des biens de première nécessité dans le centre de la province et envoyé une équipe sur place pour intervenir en cas d’inondations et de glissements de terrains qui menacent les villages au printemps prochain.<br /><br />Ces mesures aideront les survivants des catastrophes naturelles à subvenir à leurs besoins immédiats. Pourtant, Medair fait également appel à la communauté internationale pour qu’elle apporte un soutien à long terme aux familles qui vivent au Badakhchan, la province du pays où l’insécurité alimentaire est la plus préoccupante.<i><br />___________________________________________________________________________<br /><br /></i><i>Le travail de Medair en Afghanistan est financé par, la <link 839>C.E. Direction générale de l’Aide humanitaire et de la Protection civile</link>, l<link 844>’association Chaîne du Bonheur</link>, le Comité central mennonite (MCC) avec la Canadian Foodgrains Bank, le Programme alimentaire mondial, l’UNICEF et les donateurs privés.<br /><br /><link 382>En savoir plus sur les activités de Medair en Afghanistan.</link><br /><br />Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.</i><i><br /></i>]]></content:encoded>
			<category>Afghanistan</category>
			<category>Short News</category>
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			<pubDate>Mon, 26 Mar 2012 14:02:00 +0200</pubDate>
			
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			<title>Des enfants sous-alimentés se rétablissent dans un centre de soins au Somaliland </title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/des_enfants_sous_alimentes_se_retablissent_dans_un_centre_de_soins_au_somaliland/</link>
			<description>Un centre de santé soutenu par Medair permet de sauver la vie de jeunes enfants à l’article de la mort. </description>
			<content:encoded><![CDATA[Pour Kaltuun Husein, 22 ans, la vie quotidienne dans l’est du Somaliland consistait autrefois à s’occuper de ses enfants en bas âge et du bétail familial. <br /><br />Mais les années de sécheresse consécutives ont changé la donne. «&nbsp;Avant, nous avions 80 moutons et cinq chameaux, dit-elle. Aujourd’hui, il ne nous reste que 10 moutons.&nbsp;»<br /><br />Au Somaliland, posséder du bétail comme les chameaux, les chèvres et les moutons est une sécurité économique pour les familles. Un proverbe somalien dit, «&nbsp;Celui qui n’a pas de chameau vit sous la protection des autres.&nbsp;» Mais la sécheresse a décimé les troupeaux, tout particulièrement au Somaliland de l’est, laissant les familles avec de très faibles ressources en nourriture et de rares opportunités de gagner de l’argent. «&nbsp;La situation actuelle est très différente, explique Kaltuun. La plupart des habitants ont perdu leurs bêtes et... la vie est très difficile.&nbsp;»<br /><br />Le mois dernier, Hibo, la plus jeune fille de Kaltuun, est tombée malade. «&nbsp;Nous espérions que son état s’améliorerait, mais il n’a fait qu’empirer&nbsp;», raconte Kaltuun. <br /><br />Dans le centre de santé le plus proche dans la région de Sool où elle vit, on lui a dit que, vu son état, Hibo devrait être traitée au centre de soins de la ville de Burao. «&nbsp;Quand nous sommes enfin arrivés à Burao, ma fille était si faible qu’elle ne pouvait même plus pleurer, raconte Kaltuun. Je pensais qu’elle allait mourir.&nbsp;»<br /><br /><b>Au centre de soins de l’hôpital de Burao, soutenu par Medair</b>, les enfants de moins de cinq ans sont admis lorsqu’ils souffrent de malnutrition aiguë et s’ils ont des complications comme les diarrhées, les vomissements ou une infection respiratoire.<br /><br />Depuis le mois de février 2011, Medair a beaucoup soutenu le centre de soins. Nous formons et encadrons le personnel pour qu’il puisse traiter les enfants atteints de malnutrition aiguë. En collaboration avec l’UNICEF et le Ministère de la Santé, nous fournissons les équipements et les médicaments nécessaires pour que les professionnels de santé puissent traiter les enfants de moins de cinq ans qui souffrent de malnutrition aiguë. Ce programme est financé par le <link 839>C.E. Direction générale de l’Aide humanitaire et de la Protection civile</link>, le ministère britannique du développement international, l’UNICEF et par des donateurs privés. <br /><br />Ces dernières années, des centaines d’enfants malades venant de toute la région de Burao ont été envoyés au centre de soins. Aujourd’hui, alors que le programme s’étend à de nouvelles régions du Somaliland, le centre reçoit des enfants venant de bien plus loin. <br /><br />«&nbsp;Avec la sécheresse de l’année dernière, nous avons reçu un très grand nombre d’enfants malades, raconte Sayneb Husein, infirmière en chef travaillant au centre. «&nbsp;Ils souffrent tous de malnutrition aiguë et de complications. Les problèmes respiratoires sont très courants, ainsi que les gastro-entérites, qui entraînent des diarrhées et des vomissements.&nbsp;»<br /><br /><b>Quand Kaltuun est arrivée avec sa fille malade, le personnel de santé a diagnostiqué une malnutrition aiguë et des diarrhées.</b> Hibo a reçu le traitement généralement proposé par le centre&nbsp;: des antibiotiques, de la vitamine A, des vermifuges, un vaccin contre la rougeole et du lait thérapeutique pour l’aider à prendre du poids. <br /><b><br />En 2011, plus de 80 % des enfants admis dans le centre ont guéri.</b> «&nbsp;Voir la vie reprendre chez un enfant est une chose incroyable, explique Sayneb. Quand ils arrivent, ils sont très faibles, mais quand ils repartent, ils bougent dans tous les sens et font beaucoup de bruit.&nbsp;» <br /><br />Quand les enfants sortent du centre, ils sont suivis par un programme alimentaire dans leur village permettant de garantir que les familles continuent à être aidées et que les enfants continuent à prendre du poids.<br /><br />«&nbsp;L’enfant le plus petit que j’aie vu au centre n’avait qu’une semaine et pesait moins de 1,8 kilo, raconte Sayneb. Quand je l’ai vu, j’ai été choquée. Il était si petit et semblait si fragile. Mais il s’est rétabli. Je l’ai vu prendre progressivement du poids, grandir et reprendre des forces, ça m’a beaucoup encouragée&nbsp;».<br /><br />Le personnel du centre prend le temps de sensibiliser les mères aux bonnes pratiques de nutrition. «&nbsp;De nombreuses femmes amènent avec elles des biberons, continue Sayneb. Nous leur expliquons que l’allaitement est la meilleure manière de nourrir leur enfant.&nbsp;» <br /><br /><b>Après seulement cinq jours de traitement, Hibo a pris du poids et a commencé à montrer des signes encourageants de rétablissement.</b> «&nbsp;Les infirmiers sont très compétents et aident vraiment ma fille&nbsp;», déclare Kaltuun.<br /><br />Quand le traitement de Hibo a commencé, elle était incapable d’emettre un son, même quand on lui faisait une piqûre. «&nbsp;Aujourd’hui, quand on lui fait une piqûre, elle se met à crier&nbsp;», explique Kaltuun. Elle bouge dans tous les sens et elle joue beaucoup plus. Je suis étonnée de voir que ma fille se soit rétablie aussi vite. J’espère pouvoir la ramener bientôt à la maison.&nbsp;» <br /><br />Quelques jours auparavant, Kaltuun, remplie de crainte, pensait que Hibo allait mourir. Aujourd’hui, elle parle avec enthousiasme de l’avenir où elle verra grandir sa fille. «&nbsp;Je veux lui apprendre des choses et qu’elle aille à l’école, peut-être à l’étranger, pour qu’elle reçoive une bonne formation. Mon rêve est qu’elle devienne enseignante.&nbsp;»<br /><br /><b>«&nbsp;Le centre de soins est un endroit incroyable. On y voit des miracles chaque semaine,</b> raconte Sayneb, infirmière. Bien que la situation soit difficile au Somaliland à l’heure actuelle, je suis certaine que la situation à Burao s’améliorera grâce à l’aide de Medair. Le personnel est très bien formé ici et je suis fière d’aider à sauver des vies d’enfants.&nbsp;»<br />_________________________________________________________________________________<br /><br />Le travail de Medair au Somaliland est financé par l’<link 844>association Chaîne du Bonheur</link>, la <link 839>C. E. Direction générale de l’Aide humanitaire et de la Protection civile</link>, l’association Word and Deed, Help a Child, EO-Metterdaad, le ministère britannique du développement international, l’UNICEF, le Programme alimentaire mondial et des donateurs privés.<br /><br /><i>Des millions de personnes font face à de graves crises alimentaires dans la Corne de l’Afrique suite aux nombreuses années de sécheresse. Medair répond à l’urgence au Somaliland, en plus des actions que nous entreprenons depuis 2008 pour proposer des services de santé, de nutrition et des services Eau, assainissement et hygiène (WASH) supplémentaires, pour sauver des vies. En septembre 2011, nous avons commencé une réponse d’urgence dans les régions de Sool et Sanaag, dans l’est du Somaliland. En savoir plus sur le travail de Medair en Somalie/au Somaliland.<br /><br />Le Somaliland a proclamé son indépendance de la Somalie en 1991 mais ce pays n’est officiellement reconnu par aucun gouvernement.<br /><br />Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.<br /></i>]]></content:encoded>
			<category>Somalie</category>
			<category>Short News</category>
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			<pubDate>Mon, 12 Mar 2012 14:05:00 +0100</pubDate>
			
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			<title>A l’aide des femmes et des familles victimes de violences sexuelles</title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/a_laide_des_femmes_et_des_familles_victimes_de_violences_sexuelles/</link>
			<description>A l’occasion de la Journée internationale de la Femme, découvrez le travail de Medair et ses efforts pour aider les femmes traumatisées à se relever dans la dignité en R.D. Congo. </description>
			<content:encoded><![CDATA[«&nbsp;C’est arrivé un mercredi matin, pendant que j’allais à la ferme&nbsp;», raconte Marie <i>[1]</i>, 23 ans, d’une voix tremblante. «&nbsp;J’avais la bizarre impression d’être suivie. Tout à coup, un homme est apparu devant moi, brandissant un couteau aussi long que mon bras.&nbsp;» <br /><br />Chaque jour, la menace de violences sexuelles gâche la vie de femmes innocentes à l’est de la R.D. Congo. La fréquence et la brutalité des viols et des agressions sexuelles dans cette région ont été décrites comme étant les plus dramatiques au monde <i>[2]</i>.<br /><br />La violence sexuelle est régulièrement utilisée comme une arme de guerre par la milice armée pour intimider, humilier et torturer les femmes et les jeunes filles des districts du Haut et du Bas-Uélé. Mais les femmes courent également le risque d’être violées par les membres de leur communauté, parfois par des hommes qu’elles connaissent, alors qu’elles vaquent à leurs tâches quotidiennes, cherchant du bois et de l’eau ou travaillant dans les champs.<br />«&nbsp;Ces violences nous laissent perplexes&nbsp;», dit Mbizole Anita Thaddee, un aide-soignant de la clinique de Ndedu, soutenue par Medair, située à 45 kilomètre de Dungu town. «&nbsp;Nous n’avons jamais connu ce phénomène auparavant. Mais aujourd’hui, les cas se multiplient, et même les enfants subissent des sévices. »<br /><br />En plus d’un traumatisme psychologique dévastateur, les victimes de violences sexuelles souffrent souvent de maladies sexuellement transmissibles ou d’infections provoquées par le virus du VIH, sans compter les grossesses non désirées et les fistules qui, si elles ne sont pas soignées, nuisent à la santé reproductive.<br /><b><br />Soigner les corps et les âmes </b><br />Medair estime bien réel le besoin de soutenir les personnes et les populations touchées par les conséquences physiques et psychologiques des violences sexuelles. En mai 2011, nous avons lancé un projet de soins médicaux gratuits&nbsp; pour les victimes, tout en sensibilisant les populations à l’importance de se faire soigner le plus rapidement possible après une agression. Ce projet est soutenu par la Direction générale de l’aide humanitaire et de la protection civile de la Commission européenne ainsi que par des dons privés.<br /><br />Dans le cadre de ce projet, Medair a aidé à développer et à former un réseau de 387 volontaires locaux, dont 40&nbsp; agents de santé communautaires, pour conseiller les victimes de violences sexuelles. «&nbsp;Ces personnes sont bien connues de la population et on peut leur faire confiance pour respecter la dignité des victimes&nbsp;», affirme le Dr Olivier Ng’adjole, project manager de Medair.<br /><br />Nous avons formé les agents en leur apprenant comment parler aux victimes, les assister dans leur calvaire et les aider à se réinsérer dans la société. «&nbsp; J’ai participé à la formation psychosociale organisée par Medair parce que j’y ai vu une chance d’aider les victimes&nbsp;», explique l’aide-soignant Mbizole.&nbsp; «&nbsp;J’ai souvent vu des femmes de la région qui étaient soignées à la clinique après avoir été violées. Mais personne ne les assistait, et elles n’étaient plus jamais les mêmes. Elles avaient l’air triste, renfermées, coupées du monde. J’ai réalisé que nous devions faire quelque chose pour elles, et je suis heureux que Medair soit prêt à nous aider.&nbsp;» <br /><br /><b>Surmonter le traumatisme</b><br />Après avoir été sexuellement agressée sous la menace d’un couteau, Marie a été abandonnée blessée, en sang et traumatisée. «&nbsp;J’étais désespérée. Je ne voulais pas rentrer à la maison car je ne savais pas ce que mon mari allait penser&nbsp;», nous confie-t-elle. &nbsp;<br /><br />Une femme rencontrée sur la route l’a portée jusqu’à la clinique de Ndedu, où ses blessures ont été soignées et où elle a reçu les soins nécessaires. L’aide-soignant Mbizole était présent à la clinique ce jour-là. C’est lui qui a assisté Marie et l’a ensuite accompagnée jusque chez elle pour expliquer à son mari ce qui s’était passé. <br /><br />«&nbsp;Marie était complètement traumatisée et désespérée quand on l’a amenée ici&nbsp;», se souvient Mbizole. «&nbsp;Mais aujourd’hui, je la vois redevenir elle-même. Je l’ai assistée et conseillée, ainsi que son mari. Lui aussi a été touché. Il est triste et étrangement calme.&nbsp;» <br /><br />Malgré la fréquence des violences sexuelles en R.D. Congo, les victimes sont généralement rejetées par leur famille et leur communauté. Dans les cas extrêmes, elles sont même complètement marginalisées. <br /><br />«&nbsp;Le problème, c’est le manque de sensibilisation », explique Mbizole. «&nbsp;Les personnes ne sont pas conscientes du fait qu’elle peuvent être aidées. Certaines le savent, mais elles ont peur de ce que les autres penseront, une fois que leur histoire sera rendue publique. Les victimes choisissent alors de vivre recluses, à l’écart, traumatisées par ce qui leur est arrivé.&nbsp;»&nbsp;&nbsp; <br /><br /><b>Promouvoir le changement</b><br />Alors que le fléau des violences sexuelles ne cesse de sévir en R.D. Congo, nous continuons de travailler avec les populations touchées, pour aider à atténuer et à soigner les souffrances physiques et psychologiques des victimes. <br /><br />«&nbsp;Avant l’intervention de Medair, la clinique accueillait des victimes de violences sexuelles, mais nous ne parlions pas de ce qui leur était arrivé&nbsp;», dit l’aide-soignant Mbizole. «&nbsp;Résultat&nbsp;: la plupart de ces femmes retournaient chez elles aussi traumatisées qu’à leur arrivée à la clinique.&nbsp;».<br /><br />«&nbsp;Cela va changer&nbsp;», conclut-il. «&nbsp;Nous avons été formés pour assister les victimes et les aider à surmonter le traumatisme encouru. Ce soutien sera une grande aide pour la population.&nbsp;»<br /><br />[1] Nom fictif<br />[2]&nbsp; http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/09/08/AR2007090801194.html<br />_______________________________________________________________________________<br /><br /><i>De juin 2011 à janvier 2012, Medair a soigné 248 victimes de violences sexuelles. Plus de la moitié sont arrivées à la clinique soutenue par Medair dans le délai recommandé de 72 heures après leur agression. <br />_______________________________________________________________________________<br /><br />Le soutien de Medair aux victimes de violences sexuelles en R.D. Congo est&nbsp; financé par la Direction générale de l’aide humanitaire et de la protection civile de la Commission européenne ainsi que par des dons privés.<br /><br />Pour en savoir plus sur le travail de Medair en R.D. Congo.<br /><br />Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.</i>]]></content:encoded>
			<category>Congo (DRC)</category>
			<category>Short News</category>
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			<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 16:44:00 +0100</pubDate>
			
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			<title>Madagascar: réponse au passage dévastateur du cyclone Giovanna </title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/responding_to_the_devastation_of_cyclone_giovanna-1/</link>
			<description>La rapidité de l’évaluation des dégâts et de l’intervention d’urgence de Medair a permis d’améliorer l’accès à l’eau potable pour 5000 familles dans les zones les plus touchées de la côte est. </description>
			<content:encoded><![CDATA[Le 14 février 2012, le cyclone Giovanna a frappé la côte est de Madagascar, un an exactement après le passage dévastateur du cyclone Bingiza sur cette île vulnérable. Avec des vents atteignant 194 kilomètres-heure, Giovanna a emporté des toits, démoli des maisons et provoqué des glissements de terrain près de la ville côtière de Vatomandry. <br /><br />«&nbsp;Nous avons à peine eu le temps de prendre quelques affaires avant de chercher un abri&nbsp;», dit Irène, 28 ans. «&nbsp;Après le passage du cyclone, toutes nos maisons étaient détruites.&nbsp;»<br /><br />«&nbsp;La situation est catastrophique&nbsp;», explique Claudel Mbotivelo, membre de l’équipe Medair. «&nbsp;Quand nous sommes arrivés, deux jours après le cyclone, beaucoup de maisons s’étaient effondrées et des arbres déracinés avaient coupé les lignes téléphoniques et électriques.&nbsp;» <br /><br /><b>L’eau – un problème crucial</b><br />Sur la côte est, de nombreuses personnes vivant une vie simple étaient déjà très vulnérables avant même le passage de Giovanna. Les habitants du district de Brickaville, au sud de Toamasina, souffraient des effets de la sécheresse, et plusieurs puits et rivières étaient à sec. Les habitants d’Ambohimiarina devaient marcher pendant plus d’une heure pour trouver de l’eau pour boire, faire la cuisine, se laver et nettoyer, par exemple. <br /><br />Depuis le passage du cyclone, compte tenu des arbres tombés sur la route, des ornières et des détours désormais nécessaires, les habitants ont encore plus de peine à répondre à leurs besoins vitaux. «&nbsp;Ces conditions affaiblissent les populations locales et les rendent encore plus vulnérables aux maladies&nbsp;», explique Aurélie Grisel, responsable des communications de Medair. «&nbsp;Les rivières sont infectées par la schistosomiase, ce qui provoque des maladies graves, parfois mortelles, en particulier pour les enfants. »<br /><br />Bien que la plupart des habitants aient été avertis de l’arrivée de Giovanna grâce à de bonnes informations régionales, le cyclone a laissé derrière lui de nombreux villages entièrement dévastés et des points d’eau contaminés.<br /><br />«&nbsp;Avant le cyclone, nous souffrions déjà de la sécheresse, mais la situation s’est encore détériorée. Nous n’avons plus assez d’eau potable&nbsp;», dit Maka Valérien, chef du village d’Ambodivoananto. «&nbsp;Nous avons besoin d’une aide d’urgence, mais nous avons également besoin de mesures durables, car la vie ici est vraiment dure.&nbsp;»<br /><br /><b>Répondre aux besoins des plus vulnérables</b><br />Après une rapide évaluation de la situation régionale en collaboration étroite avec les autorités locales et d’autres ONG, Medair a dépêché une équipe dans la région de Vatomandary. <br /><br />Notre équipe travaille maintenant à améliorer l’accès à l’eau potable des habitants de la région de Vatomandary. Nos tâches consistent entre autres&nbsp;à : &nbsp;<br /><br />
<ul><li>distribuer 5000 kits eau, assainissement et hygiène (kits WASH) aux familles touchées. Ces kits contiennent des bidons, une solution chlorique pour l’épuration de l’eau, des tasses et du savon </li></ul>
<ul><li>désinfecter des puits</li></ul>
<ul><li>sensibiliser les populations à l’hygiène</li></ul>
<ul><li>restaurer un système hydraulique gravitationnel et mettre en place des points d’eau</li></ul>
<ul><li>réhabiliter les infrastructures permettant la collecte d’eau de pluie et réparer les systèmes de distribution d’eau dans trois écoles </li></ul>
<ul><li>soutenir activement les habitants des villages et des hameaux de l’arrière-pays dans l’organisation de réponses d’urgence aux futures catastrophes</li></ul>
<br />Nous prévoyons de lancer aussi un programme de distribution d’argent liquide aux habitants pour leur permettre de répondre à leurs besoins les plus urgents, et notamment de reconstruire leurs maisons. <br /><br />«&nbsp;Le grand problème est que, avant même le passage du cyclone, l’accès à l’eau potable était déjà restreint et les conditions sanitaires étaient déplorables », explique Yves-Pascal Suter, responsable pays de Medair. «&nbsp;Nous investissons actuellement beaucoup d’énergie pour réparer ce qui a été détruit. Nous apportons une aide immédiate qui aura un impact durable dans la région, puisque nos mesures permettent de réduire la vulnérabilité des populations face aux futurs cyclones et inondations.&nbsp;»<br /><br /><b>En ce moment, Medair est à la recherche de dons qui lui permettront de constituer une réserve importante de kits WASH,&nbsp; de manière à ce que ceux-ci soient disponibles et prêts à être distribués lorsque le prochain cyclone frappera l’île. Merci de faire un don, même modeste, à Medair dès aujourd’hui. </b><i><br />__________________________________________________________________________<br /><br /></i><i>Si Medair se tient toujours prêt à réagir aux situations causées par des cyclones comme Giovanna, les réponses d’urgence ne représentent qu’une part de notre travail à Madagascar. Tout au long de l’année, les efforts de Medair se concentrent sur la collaboration avec les populations, pour renforcer les capacités de ces dernières à résister aux futurs cyclones. <br /><br />La mission de Medair à Madagascar est soutenue par la<link 839> C.E. Direction générale de l’Aide humanitaire et de la Protection civile</link> et par des dons privés. <br /><br /><link 347>Pour en savoir plus sur le travail de Medair à Madagascar</link>.<br /><br />Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.<br /><br /></i>]]></content:encoded>
			<category>Madagascar</category>
			<category>Short News</category>
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			<pubDate>Fri, 02 Mar 2012 17:10:00 +0100</pubDate>
			
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			<title>La chanson de Saiid</title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/the_song_of_saiid-1/</link>
			<description>Au cœur du Somaliland frappé par la sécheresse, rencontre avec un éleveur de chameaux qui utilise une méthode inédite pour encourager ses animaux à s’abreuver.</description>
			<content:encoded><![CDATA[Fermement résolu à trouver l’eau dont ses animaux ont besoin, Saiid Jibril entreprend de longs périples dans ce pays ravagé par la sécheresse qu’est le Somaliland. Aujourd’hui, il a conduit ses chameaux au village de Wadamago, une oasis au beau milieu du désert où la nappe phréatique est suffisamment élevée pour alimenter des puits – un phénomène rare au Somaliland.<br /><br />De fait, en arrivant à Wadamago, le visiteur aperçoit les bosquets de grands arbres qui bordent le village, signe qu’il est possible, ici, d’accéder directement à l’eau. Comme l’attestent de nombreux arbres présentant d’énormes grappes de racines aériennes. <br /><br />«J’ai parcouru un long chemin pour arriver ici», raconte Saiid, 40 ans. «Je suis parti de Kalacheex avec mes chameaux. Nous avons marché trois heures pour qu’ils puissent s’abreuver.»<br />Considéré comme un riche éleveur et entouré d’une famille nombreuse, Saiid possède un important troupeau de chameaux, de moutons et de chèvres. Mais, comme il l’explique, son cheptel a payé un très lourd tribut à la sécheresse.<br /><br />«Avant, j’avais 260 chèvres et moutons. La sècheresse a emporté beaucoup d’entre eux», confie-t-il. «Il ne me reste désormais plus que 80 chameaux et environ 60 chèvres et moutons.»<br /><br />Saiid a toutefois la chance qu’une partie de son cheptel ait survécu. De nombreuses familles ont tout perdu pendant la sécheresse. Afin de trouver l’eau qui permet à ses animaux de rester en vie, Saiid parcourt avec eux de longues distances, comme aujourd’hui pour venir à Wadamago.<br /><br /><b>La chanson de Saiid</b><br />En s’approchant du puits avec ses chameaux, Saiid sacrifie à un rite immuable: il entonne un chant en leur honneur. D’une voix forte, il loue leurs multiples qualités. Et pendant qu’il chante, les chameaux inclinent leur tête – et boivent. <br /><br />Au moment où Saiid cesse de chanter, les animaux arrêtent de boire. Et lorsqu’il reprend sa chanson, ils recommencent immédiatement à s’abreuver, comme sur commande. Il faut le voir pour le croire! <br />&nbsp;<br />Il n’y a pas si longtemps, de nombreux puits étaient entièrement détruits. Wadamago compte 500 familles, auxquelles s’ajoute un nombre croissant de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (IDP Internally Displaced Persons). Les habitants partagent les puits avec les éleveurs qui, comme Saiid, font le déplacement pour abreuver ici leurs troupeaux.&nbsp; &nbsp;<br /><br />La survie de milliers de personnes dépend de ces puits. Mais lorsque Medair est arrivé à Wadamago, l’équipe a constaté que ces derniers n’étaient pas couverts, que leurs parois étaient en ruine et qu’ils étaient souvent pollués par des ordures.<br /><br />Nous avons donc réhabilité cinq puits. Nous en avons réparé les parois et les avons équipés de chapes de béton et de couvercles d’acier qui les protègent de toute contamination. Nous avons également placé des barres de béton sur la margelle pour faciliter la remontée des seaux.<br /><br />Impressionnés par les résultats, les habitants sont d’avis que la restauration de ces puits est la meilleure chose qui soit jamais arrivée au village. «Ces nouveaux puits sont meilleurs, autant pour la sécurité que pour la qualité de l’eau», affirme Ahmed Ibrahim Aboken, 55 ans, fils du chef de village.<br /><br /><b>La persévérance, clé du succès</b><br />Lorsque Saiid arrive à la fin de sa chanson, il prépare son troupeau, fraîchement abreuvé, pour le long voyage du retour.<br />«Seul Allah sait combien de temps il nous faudra pour reconstituer nos troupeaux», dit-il. «Mais je connais bien les animaux&nbsp;et je dirais que, même si une bonne pluie tombe et que l’herbe repousse, il faudra compter au moins cinq ans pour recomposer nos troupeaux de moutons et de chèvres.» <br /><br />Selon un proverbe somali, «Celui qui ne possède pas de chameau vit sous l’aile d’autrui.» Pour les familles, la perte de leur bétail signifie la perte de leurs revenus et de leur principale source de nourriture. Elles devront affronter des temps difficiles dans les prochaines années, et auront besoin de notre soutien. Assurer des réserves d’eau qui permettront de maintenir en vie le bétail, même pendant les sécheresses, s’avère donc essentiel pour prévenir de futures crises alimentaires dans la région. <br /><br />La volonté de Saiid d’aller de l’avant l’aide à supporter les durs aléas de sa vie quotidienne. Il témoigne de l’invincible persévérance de ces populations vulnérables, et nous rappelle l’importance de notre travail et la nécessité d’apporter une aide d’urgence partout où nous le pouvons.&nbsp;&nbsp; &nbsp;<br /><b><br /><link 5>Votre don</link> en faveur de Medair va très loin. </b><br />_________________________________________________________________________<br /><br /><i>Au cœur du Somaliland, les efforts pour trouver des sources durables d’eau potable pure représentent une lutte quotidienne rendue encore plus difficile par la sécheresse qui a ravagé ce pays.<br /><br />Là où la nappe phréatique est suffisamment élevée, Medair réhabilite des puits – un moyen bon marché et efficace d’améliorer l’accès à l’eau. Outre les puits, Medair remet également en état les berkads, ces réservoirs permettant de stocker de l’eau de pluie. Si la réparation d’une berkad est une intervention peu onéreuse son impact est percutant, puisqu’elle offre des réserves d’eau durables à près de 300 personnes et à leurs animaux pour les 20 prochaines années.<br /><br /><link nc/fr/infochanel/news/detail/article/chaque_goutte_deau_est_precieuse/>Découvrez comment</link> une berkad en parfait état de fonctionnement peut transformer la vie d’un village.<br /><br /><link 344>Pour en savoir plus</link> sur le travail de Medair en Somalie et au Somaliland.<br /><br />Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.<br /></i>]]></content:encoded>
			<category>Somalie</category>
			<category>Feature News</category>
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			<pubDate>Mon, 05 Mar 2012 12:04:00 +0100</pubDate>
			
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			<title>Lutte contre la mortalité maternelle dans la région reculée d’Ango en République démocratique du Congo</title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/lutte_contre_la_mortalite_maternelle_dans_la_region_reculee_dango_en_republique_democratique/</link>
			<description>Medair forme des professionnels de santé locaux en soins obstétriques et maternels afin de réduire les risques de complications pendant l’accouchement.</description>
			<content:encoded><![CDATA[Marie Ndubo est sage-femme depuis plus de 40 ans. Cette veuve de 68 ans, actuellement assistante sage-femme, a commencé sa carrière comme «&nbsp;accoucheuse traditionnelle&nbsp;» à 20 ans à peine, dans les pas de sa mère, accoucheuse elle aussi. <br /><br />Elle évoque en riant la manière dont son métier a évolué tout au long de ces années. «&nbsp;Bien entendu, il n’y avait pas de centres de santé à l’époque, raconte Marie. Lorsque les femmes étaient en travail, elles me demandaient de venir chez elles pour les aider à accoucher.&nbsp;»<br /><br />Il n’y avait pas d’outils chirurgicaux, pas même de lames de rasoirs. «&nbsp;Pour couper le cordon ombilical, nous utilisions des ficelles faites en écorce de palmier, explique-t-elle. Vous imaginez bien que ce n’était pas facile.&nbsp;»<br /><br /><b>Marie travaille sur le territoire d’Ango, une zone reculée à l’est de la République démocratique du Congo, qui souffre de sous-développement chronique, ainsi que de la vétusté du réseau routier</b>. Les attaques régulières des rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur ont entraîné le déplacement de 300&nbsp;000 personnes, dont 28&nbsp;000 se trouvent sur le territoire d’Ango. Le système de santé a également souffert. L’accès aux médicaments et équipements de base est difficile et le personnel qualifié a fui certains centres de santé.<br /><br />Il y a six ans, lorsque le centre de santé de Dafia, sur le territoire d’Ango, a ouvert ses portes, le personnel a demandé à Marie de rejoindre leur équipe en tant qu’assistante sage-femme. Chaque mois, elle aide à mettre au monde entre 10 et 15 bébés. «&nbsp;Les femmes reviennent car elles ont confiance en moi, déclare Marie. Avec moi, elles se sentent à l’aise et elles savent qu’elles peuvent me faire confiance.&nbsp;»<br /><br />«&nbsp;Nous avons proposé le poste au centre de santé à Marie pour réduire les risques de complications, qui sont courantes lors des accouchements à la maison, et pour prévenir les infections mortelles des nourrissons&nbsp;», explique Christian Kilibinge, infirmier en chef au centre de santé. «&nbsp;Nous voulons encourager autant de femmes que possible à accoucher au centre de santé, en toute sécurité.&nbsp;»<br /><br />Depuis que Medair a commencé à travailler dans la région d’Ango en janvier 2011, nous avons fourni une formation en soins de santé obstétriques et maternels à plus de 50 professionnels de santé comme Marie, y compris des infirmiers et des sages-femmes, dans le but de réduire le taux de mortalité des mères et de leurs nouveau-nés lors de l’accouchement. Nous formons également à la prévention et au traitement des maladies infantiles, du paludisme, ainsi qu’à une bonne gestion des médicaments. Ce projet est financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). <br /><br />«&nbsp;Les complications pendant et après l’accouchement sont la cause principale de décès de la mère dans les pays en voie de développement&nbsp;», dit Ellen Stamhuis, responsable du programme de santé de Medair à Ango. «&nbsp;C’est pourquoi nous tenons à ce que les sages-femmes et les infirmiers soient correctement formés pour détecter les facteurs de risque suffisamment tôt. Nous avons observé une grande amélioration de la qualité des accouchements réalisés par les professionnels de santé ayant suivi la formation.&nbsp;»<br /><br /><b>Marie a beaucoup appris durant cette formation</b>. «&nbsp;Aujourd’hui, je sais reconnaître les signes positifs qui indiquent que l’accouchement va bien se passer, ou les signes négatifs, indiquant que le patient a besoin de soins particuliers&nbsp;», déclare-t-elle, en montrant le partogramme, un tableau qu’elle a appris à utiliser pour déterminer l’avancement de l’accouchement et pour identifier les complications.<br /><br /><b>«&nbsp;Il reste beaucoup à faire, mais les accouchements au centre de santé réalisés dans de bonnes conditions aideront surtout à réduire la mortalité maternelle chez les femmes&nbsp;»</b>, conclut Ellen.<i><br />________________________________________________________________________________<br /><br />Le programme de Medair à Ango est financé par l’<link 849>Agence des États-Unis pour le développement international</link>, le Pooled Fund et des donateurs privés.<br /><br />Pour en savoir plus sur les activités de Medair en République démocratique du Congo, <link 269>cliquez ici</link>.<br /><br />Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.</i><i><br /></i>]]></content:encoded>
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			<pubDate>Wed, 29 Feb 2012 11:52:00 +0100</pubDate>
			
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			<title>Réponse d’urgence en cours pour des milliers de réfugiés suite au conflit dans l’État du Jonglei</title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/sud_soudan_reponse_durgence_en_cours_pour_des_milliers_de_refugies_suite_au_conflit_dans_l/</link>
			<description>Les réfugiés continuent d’arriver dans la ville de Pibor et ses environs. Medair leur apporte des services de santé et de nutrition d’urgence, ainsi que des services Eau, assainissement et hygiène (WASH). </description>
			<content:encoded><![CDATA[<b>Les violentes attaques qui ont commencé le 31 décembre 2011, ont laissé plus de 140&nbsp;000&nbsp;personnes dans le besoin dans l’État du Jonglei</b> <i>[1]</i>. Plus de 44&nbsp;000 déplacés internes se sont réfugiés dans la ville de Pibor et ses environs, doublant la population de la ville. Les familles dorment sous des arbres ou trouvent refuge chez leurs connaissances en ville. Certains vivent dans des lieux publics, comme par exemple dans une école qui accueille plus de 1000 personnes.<br /><br />«&nbsp;La ville de Pibor est surpeuplée, mais les déplacés internes continuent d’arriver&nbsp;», raconte Alex Wafula, technicien WASH de Medair.<br /><br />Pendant les attaques, la ville de Pibor a subi des dégâts, alors que le village voisin de Likuangole et d’autres villages ont été entièrement brûlés. Leurs habitants se sont donc réfugiés dans la ville de Pibor. «&nbsp;Aujourd’hui le calme est revenu, mais les habitants ont toujours peur de rentrer chez eux&nbsp;», explique Trina Helderman, responsable des programmes de santé dans l’équipe de réponse d’urgence de Medair.<br /><br />Lorsque l’équipe de réponse d’urgence de Medair est arrivée à Pibor le 7 janvier, elle s’est rendue compte que plusieurs puits avaient été détruits et qu’ils nécessitaient une réparation de toute urgence, notamment à l’école. Comme de plus en plus de personnes se rassemblaient dans la ville, Pibor avait aussi besoin de latrines supplémentaires, pour éviter les risques de propagation de maladies parmi les groupes de personnes déplacées.<br /><b><br />En partenariat avec l’ONG Solidarités International, notre équipe WASH a rapidement réparé huit pompes manuelles dans la ville de Pibor, et amélioré ainsi l’accès à l’eau. Elle a également construit 11 latrines d’urgence, dont huit dans l’école primaire, où de nombreuses personnes avaient élu domicile.</b> Nous avons également fourni sept installations pour le lavage des mains afin d’améliorer les conditions d’hygiène et d’assainissement. <br /><br />«&nbsp;J’ai la paix de Dieu dans mon cœur parce que maintenant il y a moins de personnes qui font la queue pour avoir de l’eau à Pibor&nbsp;», dit Alex. <br /><br />Les odeurs nauséabondes dues à la défécation en plein air se sont également fortement réduites, car les habitants utilisent désormais les latrines.<br /><br /><b>Peu après l’arrivée de l’équipe WASH, l’équipe de santé et de nutrition de Medair est arrivée à Pibor et a commencé un programme de nutrition complémentaire pour les enfants de moins de trois ans, pour lutter contre la malnutrition. Ce programme a permis de nourrir plus de 1400 jeunes enfants jusqu’à présent. </b><br /><br />Notre équipe a également évalué l’état de malnutrition de plus de 2100 enfants déplacés de moins de cinq ans. Ce contrôle a permis de conclure que 406 enfants souffraient de malnutrition modérée et que 55 souffraient de malnutrition aigüe. Ces enfants suivent aujourd’hui un traitement dans le centre de santé gouvernemental soutenu par Medair ou dans le centre de santé de Médecins Sans Frontières en centre ville. Tous les enfants évalués ont également reçu de la vitamine A et un vermifuge de la part de Medair.<br /><br />Alors que la ville se peuple de plus en plus, les épidémies deviennent une préoccupation majeure. Nous conduisons donc des formations de mise à niveau pour les professionnels de santé dans le centre de santé primaire gouvernemental de Pibor, afin de permettre le traitement adapté des maladies les plus courantes et de préparer une réponse rapide en cas d’épidémie.<br /><br /><b>Nos équipes se sont concentrées sur les efforts d’urgence dans la ville de Pibor, mais elles ont également mené des campagnes de sensibilisation parmi les personnes déplacées qui vivent dans la brousse environnante</b>. De plus, nous avons constaté des dégâts importants à Likuangole et y avons réparé quatre puits. L’insécurité rend les actions difficiles en dehors de la ville de Pibor, mais nous continuons de rechercher des opportunités d’intervention à Likuangole et dans les autres villages touchés des environs. <br /><br />Avant la fin de la guerre civile en 2003, Medair travaillait au centre de santé de Likuangole, jusqu’à ce que nous soyons obligés de quitter la région. «&nbsp;Huit ans plus tard, les habitants se souviennent toujours de nous, raconte Trina. Lorsque nous marchons dans les rues de Pibor, les habitants viennent nous voir pour nous remercier d’être revenus. Ils nous remercient pour l'aide que nous leur avons apportée à cette époque.&nbsp;»<br /><br />Alors que les équipes de Medair aident des milliers de personnes à se reconstruire après la dernière série d’attaques, ces mots d’encouragement nous rappellent que, même face à l’adversité, nos actions ont un impact à long terme sur la vie des personnes qui nous entourent. <br /><br />Medair apporte aux personnes déplacées de l’État de Jonglei des services Eau, assainissement et hygiène, de santé et de nutrition. Vos dons nous permettent de mener à bien des interventions d’urgence. Merci de votre soutien.<br /><br />[1] <link http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/OCHA%20South%20Sudan%20Weekly%20Humanitarian%20Bulletin%2027%20January%20-%202%20February%202012.pdf>Bulletin humanitaire hebdomadaire du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) – 2 février 2012</link> (en anglais).<br />_____________________________________________________________________________<br /><br /><br /><i>Nos équipes sont financées par les donateurs privés, la <link 839>C.E. Direction générale de l’Aide humanitaire et de la Protection civile</link>, le Fonds humanitaire commun du Soudan, la <link 843>Direction du développement et de la coopération</link>, l’association Big Give et des donateurs privés. Nos équipes de réponse d’urgence sont capables de répondre aux urgences dans l’ensemble des 10 États du Sud-Soudan. <br /><br /><link 338>En savoir plus sur le travail de Medair au Sud-Soudan</link>.<br /><br />Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.</i><br /><br />]]></content:encoded>
			<category>Sud-Soudan</category>
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			<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 13:37:00 +0100</pubDate>
			
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