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		<title>Medair</title>
		<link>http://www.medair.org/</link>
		<description>Latest News from Medair. Emergency Relief and Rehabilitation</description>
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			<title>Medair</title>
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			<description>Latest News from Medair. Emergency Relief and Rehabilitation</description>
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		<lastBuildDate>Fri, 03 Feb 2012 11:51:00 +0100</lastBuildDate>
		
		
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			<title>Inondations : reconstruire et prévenir</title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/recovering_from_the_flood-1/</link>
			<description>En 2011, Sieger Burger a quitté son poste d’ingénieur en génie civil dans l’une des plus grandes sociétés de construction des Pays-Bas pour rejoindre l’équipe de Medair et travailler dans les villages isolés d’Afghanistan.
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			<content:encoded><![CDATA[<i>Sieger mit très rapidement en place un programme innovant de lutte contre les inondations dans la province de Bamiyan, un projet qui s’est révélé très positif et bénéfique pour des milliers de personnes vulnérables.</i><br /><br /><b>Racontez-moi votre travail dans les villages touchés par les inondations de la province de Bamiyan.</b><br />En 2010, d’importantes inondations ont détruit les récoltes et emporté une grande partie des terres agricoles. Le paysage en a été radicalement modifié. Suite à ces inondations, de nombreuses personnes ont perdu tout espoir de survie.<br /><b><br /></b><b>Quels sont les plus grands problèmes que vous avez rencontrés&nbsp;?</b><br />L’Afghanistan a connu près de 30 années de guerre. Le savoir-faire agricole et environnemental du siècle dernier n’a donc pas pu être transmis à la nouvelle génération. En période de guerre, les gens cherchent à survivre, et cela se comprend. Les problèmes agricoles sur le long terme ne sont donc plus prioritaires. C’est pourquoi les terres ont été surexploitées et une grande partie de l’herbe et des arbres a complètement disparu. Les populations locales payent aujourd’hui le prix de plusieurs années de mauvaise gestion des terres.<br /><b><br />Grâce à Medair, 6000 personnes ont pu participer à des travaux rémunérés en argent pour réhabiliter leurs terres. Pourquoi était-il important de proposer à ces personnes une rémunération en argent&nbsp;?</b><br />Les habitants avaient besoin d’argent pour remplacer la récolte perdue. Si nous nous contentons de distribuer de la nourriture, nous n’aidons pas ces personnes à s’en sortir et nous créons un problème de concurrence avec les petits commerçants locaux qui essayent de vendre de la nourriture. En proposant une rémunération en argent, la population locale est libre de dépenser cet argent comme elle le désire. En général, elle achète de la nourriture et de quoi faire du feu, ou elle règle ses dettes.<br /><br /><b>Parlez-nous de la notion de Réduction des Risques liés aux Catastrophes (RRC) et de son application dans les villages&nbsp;?</b><br />La formation à la RRC est une vraie réponse aux problèmes rencontrés par ces villages. J’explique aux villageois comment les inondations subites se produisent et comment limiter les conséquences de ces catastrophes. Je leur propose ensuite des solutions faciles à mettre en œuvre. Nous leur donnons des outils et leur montrons ce qu’ils peuvent réaliser par eux-mêmes. Ainsi, ils peuvent trouver des solutions sans avoir à attendre qu’une ONG vienne les aider. C’est là, les valeurs d’espoir et de dignité que nous désirons promouvoir à Medair.<br /><br />La formation à la RRC est une notion complètement révolutionnaire pour ces villageois. Je leur explique comment intervenir en amont des rivières, dans des zones montagneuses inhabitées. Ils ne saisissent pas toujours l’importance de ces interventions parce que cela leur demande de se rendre loin de leur maison ou de leur village. Par le passé, ils ont essayé de protéger leurs maisons et leurs terres en construisant des structures plus en aval. Malheureusement, les inondations étaient trop puissantes lorsqu’elles atteignaient les villages. Les structures étaient du coup inutiles car les crues détruisaient tout sur leur passage. <br /><br />Pour empêcher que ces phénomènes gagnent en puissance, il faut intervenir à la source. Aujourd’hui, les habitants de ces régions ne le savent pas, ou alors ils ne s’en souviennent plus. C’est pourquoi nos formations sont si importantes. Nous leur expliquons la théorie, puis nous passons à la pratique. Une fois qu’ils ont compris l’importance de ces interventions, ils sont très motivés pour passer à l’action. <br /><br />Lors de l’une de nos formations, un participant âgé de 80 ans a pris la parole&nbsp;: «&nbsp;Ce que l’on nous enseigne aujourd’hui, nous le faisions il y a 40 ans, avant que la guerre n’éclate. Écoutez-le car ce qu’il nous explique est juste.&nbsp;»<br /><br /><b>Le village de Kadalac vous a particulièrement marqué. Pourquoi&nbsp;?</b><br />Kadalac a beaucoup souffert des inondations. Toutes les terres agricoles ont été recouvertes de graviers et de sable. Heureusement, personne n’a été tué. Mais les habitants ont été choqués. Ils ne voulaient plus jamais que cette situation se reproduise.<br /><br />Lors de notre première visite à Kadalac, les habitants étaient conscients qu’il fallait protéger le village contre les inondations. Nous les avons aidés à concentrer leurs efforts sur des actions concrètes pour protéger le village. Suite à nos conseils, ils ont commencé à construire les structures. Ils étaient pleins d’entrain et d’énergie. Ils ont même dépassé nos attentes et ont accompli bien d’autres choses pour le bien de leur village. <br /><br />En moins de deux mois, 17 hommes ont réussi à construire plus de 25 murs de gabions qui mesurent quatre mètres de haut, deux mètres de large et un mètre de profondeur. Ces structures permettront de réduire la vitesse des eaux de ruissellement et d’empêcher la formation de crues subites.<br /><br />Un bénéficiaire m’a dit&nbsp;: «&nbsp;Grâce à ces structures, je vais commencer à déblayer mes terres, car aujourd’hui j’ai l’espoir de ne pas voir mes terres ravagées par des inondations.&nbsp;»<br /><br />Lors d’une promenade autour du village avec plusieurs personnes des communes voisines, le chef d’un village proche a été tellement impressionné par les travaux réalisés par les habitants de Kadalac qu’il a parlé d’un «&nbsp;effort surhumain&nbsp;». <br /><br />Depuis ce jour, j’encourage les autres villages à suivre l’exemple de Kadalac. Grâce à ces nouvelles structures, les habitants de Kadalac sont protégés des inondations et disposent de nouvelles connaissances de prévention. Nous avons rempli notre mission de réduction des risques de catastrophes à Kadalac. Aujourd’hui, c’est tout un village qui a retrouvé l’espoir.<br />______________________________________________________________________________<br /><br /><br /><i>Pour en savoir plus sur le <link nc/fr/infochanel/news/detail/article/un_programme_innovant_pour_nourrir_et_soutenir_les_familles_afghanes_frappees_par_les_inondations/>programme innovant de formation à la RRC et d’aide alimentaire en Afghanistan, cliquez ici</link>.<br /><br />Découvrez les <link 383>activités de Medair en Afghanistan<br /></link><br />Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.<br /></i><br /><br />]]></content:encoded>
			<category>Afghanistan</category>
			<category>Feature News</category>
			<category>RSSFeed</category>
			
			
			<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 14:51:00 +0100</pubDate>
			
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		<item>
			<title>Un programme alimentaire étendu pour améliorer la santé des femmes et des enfants afghans </title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/afghanistan_expanded_nutrition_programme_improves_health_of_afghan_women_and_children-1/</link>
			<description>En 2011, Medair a pris en charge près de 5000 femmes enceintes ou qui allaitent et enfants souffrant de malnutrition. 

</description>
			<content:encoded><![CDATA[<b>En 2010, 191&nbsp;000 enfants afghans âgés de moins de cinq ans sont morts</b> <i>(1)</i>. Un chiffre dramatique qui correspond à plus de 500 décès d’enfants chaque jour. Et la malnutrition aiguë en était la cause principale. <br /><br />La malnutrition est particulièrement répandue chez les enfants qui vivent dans les villages de montagne isolés de la province de Badakhchan en Afghanistan. La saison de culture y est courte, les hivers longs, et les récoltes irrégulières. Pendant les longs mois d’hiver, les nombreux villages éparpillés dans les districts de Yawan, de Raghistan et de Kohistan se retrouvent isolés à cause d’importantes chutes de neige.<br /><br />En 2010, Medair a lancé un programme alimentaire dans le district pauvre et isolé du Raghistan. Ce programme a permis de traiter plus de 2000 enfants et mères enceintes souffrant de malnutrition et de sauver de nombreuses vies. <br /><br />Courant 2011, Medair a étendu son programme alimentaire aux districts de Yawan et de Kohistan. Les animateurs communautaires ont rendu visite aux villages de ces trois districts et encouragé les familles à faire venir les femmes enceintes ou qui allaitent et les enfants souffrant de malnutrition dans l’un des centres de soins soutenus par Medair. Dans ces centres, les bénéficiaires ont reçu des rations riches en nutriments. Le personnel a également suivi l’évolution de leur état de santé lors de leurs visites suivantes. <br /><b><br />Quinze jours à peine après l’ouverture du centre au printemps</b>, le personnel avait déjà examiné plus de 400 personnes et pris en charge plus de 200 femmes et enfants souffrant de malnutrition dans le cadre du programme alimentaire.&nbsp; <br /><br /><b>Le long chemin de Fardin</b><br /><b>L’un de ces enfants s’appelle Fardin, fils de Danial</b>. Danial et sa famille avait subi un rude hiver, comme la plupart des familles qui vivent dans la région isolée de Badakhchan. Ils ont réussi à survivre l’hiver rigoureux qui marque le début de l’année, et ce malgré une alimentation extrêmement limitée. «&nbsp;Nous avons dû nous contenter d’un peu de blé, explique Danial. Nous n’avions que du pain à manger.&nbsp;»<br /><br />Fardin, le dernier fils de Danial, a beaucoup souffert de l’hiver. «&nbsp;Fardin a été allaité pendant six mois, dit Danial. Il est passé ensuite au pain et au lait animal, mais il refusait de les manger. Il a alors commencé à souffrir de malnutrition. Il avait de la fièvre et ses pieds sont devenus aussi fins qu’un doigt. Il avait littéralement la peau sur les os.&nbsp;»<br /><br />Danial avait entendu parler du programme alimentaire de Medair dans le district voisin de Raghistan et des effets positifs sur la population locale. Il a donc emmené Fardin pour que l’équipe de Medair évalue son état de santé et l’intègre au programme alimentaire. «&nbsp;Nous avons confiance en Medair parce que nous avons entendu parler de ce que ses équipes ont fait dans les districts voisins, confie Danial. Nous savons qu’elles proposent de bons soins de santé.&nbsp;»<br /><br />Après un mois de traitement, la santé de Fardin s’est nettement améliorée. Il est aujourd’hui un beau bébé potelé. Porté fièrement par son père, Fardin mange joyeusement la nourriture thérapeutique qui lui est présentée. <br /><br />«&nbsp;C’est incroyable&nbsp;! Son état s’est vraiment amélioré&nbsp;», déclare Danial avec un grand sourire. «&nbsp;Avant, il ne prêtait pas attention à ce qui se passait autour de lui. Aujourd’hui, il est de nouveau curieux et cherche les choses du regard. Nous remercions Medair du fond du cœur pour leur soutien dans notre région. Mon enfant était sur le point de mourir. Mais Medair nous a aidés et nous sommes vraiment reconnaissants de leur présence ici.&nbsp;»<br /><br />Entre avril et octobre 2011, Medair a traité 576 enfants âgés de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë sévère. Nous avons aussi distribué des rations riches en nutriments à 1432 enfants et 2886 femmes enceintes ou qui allaitent souffrant de malnutrition modérée. <br /><br />Cependant, plus de la moitié de la population qui vit dans cette région montagneuse et isolée se trouve à plus d’une demi-journée de marche d’un centre de santé. Le suivi médical reste donc un vrai défi. <br /><b><br /></b><b>La malnutrition restera un problème majeur si ces villages ne prennent pas les mesures nécessaires pour améliorer leur alimentation</b>. C’est pourquoi Medair a recruté et formé 545 bénévoles pour former les villageois sur l’importance d’une bonne nutrition. L’objectif était de sensibiliser 5133 familles (35&nbsp;930 personnes) autour de différents sujets&nbsp;: importance d’une alimentation à base de fruits et de légumes, alimentation durant une grossesse ou un allaitement, bonnes pratiques en matière d’hygiène et soins à apporter aux enfants malades.<br /> <br />«&nbsp;Il suffit de regarder le visage des personnes ici pour comprendre qu’il y a un grave problème de malnutrition&nbsp;», explique Gharib Nawaz, gouverneur du Kohistan, lors de l’inauguration au mois de juin du centre de soins de Paspul. «&nbsp;Je suis derrière l’ouverture de ce centre à 100%. Les ONG étrangères ne s’intéressent pas à notre région. Nous sommes vraiment reconnaissants de la présence de Medair qui, malgré les conditions de travail difficiles, a décidé de venir nous aider.&nbsp;»<i><br /><br />(1) Taux et tendances de la mortalité infantile – rapport 2011. Groupe inter-agences des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité infantile&nbsp;: www.unicef.org/media/files/Child_Mortality_Report_2011_Final.pdf<br />___________________________________________________________________________________<br /><br /><br /></i><i>Le programme de nutrition Medair en Afghanistan est soutenu par l’<link 844>association Chaîne du Bonheur</link>, le Comité central mennonite, la Canadian Foodgrains Bank, le Programme alimentaire mondial, l’UNICEF et des donateurs privés.&nbsp; <br /><br />Découvrez les <link 382>activités de Medair en Afghanistan</link>.<br /><br />Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.</i><i><br /></i>]]></content:encoded>
			<category>Afghanistan</category>
			<category>Short News</category>
			<category>RSSFeed</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 10:47:00 +0100</pubDate>
			
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			<title>Villages attaqués dans l’État de Junqali : réponse de Medair </title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/villages_attaques_dans_letat_de_junqali_reponse_de_medair/</link>
			<description>Le 7 janvier dernier, l’équipe de réponse d'urgence de Medair s’est rendue en hélicoptère à Pibor pour évaluer les dégâts subis et définir l’aide la plus adaptée. </description>
			<content:encoded><![CDATA[Entre fin décembre et début janvier, un groupe armé a attaqué plusieurs villages de l’État de Junqali, semant la destruction sur son passage. Les milices ont rasé des maisons, détruit les points d’eau et volé de nombreux troupeaux. Elles ont aussi pillé et brûlé des bâtiments d’ONG et des centres de soins. Pour fuir les violences, des dizaines de milliers de personnes ont trouvé refuge dans la campagne et les villages environnants.<br />&nbsp;<br />Notre équipe constate aujourd’hui qu’un flot ininterrompu d’habitants reviennent à Pibor depuis les premiers affrontements le 31 décembre dernier. Jusqu’à 1000 déplacés, en majorité des femmes et des enfants, se sont regroupés dans l’école primaire locale qui sert de zone de transit. Les organismes humanitaires estiment que la ville de Pibor pourrait se retrouver avec 16&nbsp;000 personnes déplacées, suite aux violences.<br /><br />Le niveau d’assainissement de l’école servant de refuge est très mauvais. Les dalles soutenant les latrines de l’école se sont effondrées. La population locale doit donc déféquer en plein air, une pratique qui favorise la prolifération des maladies mortelles. Des latrines d’urgence sont donc une nécessité vitale.<br /><br />Compte tenu du nombre de déplacés, le point d’eau est sollicité au-delà de ses capacités. Dans la ville, au moins quatre puits ont été endommagés et doivent être réparés de toute urgence pour pouvoir répondre aux besoins en eau d’une population en constante progression. <br /><br />Merci de <link 5>faire un don aujourd’hui</link> pour soutenir cette réponse d’urgence imprévue. <br /><br />Nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation dans l’État de Junqali dès que possible.<br />______________________________________________________________________________<br /><br /><b>L’équipe de réponse d'urgence de Medair au Sud-Soudan est soutenue par la <link 839>C.E. Direction général de l’Aide humanitaire et de la Protection civile</link>, le Fonds humanitaire commun pour le Soudan et la <link 843>Direction du développement et de la coopération</link> (Suisse), le &quot;Big Give&quot; et par des donateurs privés. Notre équipe intervient dans les 10 États en cas de situation d’urgence. </b><br /><br />Découvrez les <link 338>activités de Medair au Sud-Soudan</link>.<br /><br /><i>Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.</i><br /><br />]]></content:encoded>
			<category>Sud-Soudan</category>
			<category>Short News</category>
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			<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 12:13:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
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			<title>Deux ans après</title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/haiti_two_years_later-1/</link>
			<description>À ce jour, près de 20 000 personnes bénéficient d'un toit grâce à l'action de Medair.
</description>
			<content:encoded><![CDATA[Le 12 janvier 2010, Haïti a connu l’une des pires catastrophes naturelles de tous les temps. Le séisme a dévasté le pays, ensevelissant les villes sous les gravats, faisant plus de 200&nbsp;000 victimes et laissant un million et demi de personnes sans abri adapté. <br /><br />Seulement quelques jours après, une équipe de Medair était sur le terrain pour déterminer où et comment apporter la meilleure aide d’urgence possible. Quelques mois après, nous avions créé un important programme d’hébergement à Jacmel, la quatrième plus grande ville d’Haïti, où des milliers de personnes déplacées vivaient dans des camps surpeuplés ou dans les ruines de leurs anciennes maisons. <br /><br />«&nbsp;Medair a été le premier partenaire international à travailler avec les habitants touchés par le séisme vivant dans des camps de fortune à Jacmel&nbsp;», explique Monsieur Jean-Bosco Mofiling, responsable humanitaire au Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (UN-OCHA). <br /><br />Ces deux dernières années, Medair a travaillé en collaboration avec les habitants de Jacmel, des zones rurales environnantes et de la région montagneuse des Côtes-de-Fer, pour réaliser plus de 3200 habitations plus sûres pour les familles vulnérables. «&nbsp;Cela représente en moyenne plus de quatre familles par jour qui ont bénéficié d’une habitation sécurisée depuis le séisme&nbsp;», raconte Vanessa Nicholson, responsable de la communication de Medair sur le terrain en Haïti. <br /><br />Le programme d’abris à Jacmel a été rendu possible par le soutien généreux de la population américaine par le biais de l’Agence des Ötats-Unis pour le développement international (USAID) et des donateurs privés. Le programme dans les Côtes-de-Fer est financé par l’association Chaîne du Bonheur, EO-Metterdaad et des donateurs privés. <br /><br /><b>Notre équipe a dû faire face à de nombreux défis ces deux dernières années</b>, notamment des ouragans et des tempêtes tropicales, une épidémie de choléra, des difficultés à s’approvisionner en matériaux de construction et les problèmes de logistique complexe dus au fait de travailler dans des zones difficiles d’accès. «&nbsp;Quiconque a déjà construit une maison sait que c’est un projet d’envergure, explique Vanessa. Construire plus de 3000 habitations en Haïti a exigé la détermination, la collaboration et le soutien des habitants.&nbsp;» <br /><br />Ces abris ont eu un impact important&nbsp;: ils ont changé des vies et en ont sauvé d’autres, parmi les familles haïtiennes vulnérables. De nombreuses familles nous disent que sans notre aide, il aurait été presque impossible pour elles de reconstruire leur maison. <br /><br />«&nbsp;Si l’on fournit des abris plus sûrs, les familles peuvent dépenser leur argent pour acheter de la nourriture, scolariser leurs enfants, créer de petites entreprises ou se lancer dans l’agriculture, plutôt que pour réparer leur maison, dit Alycke Slomp, directeur national de Medair en Haïti. Les familles peuvent désormais se retrouver dans une maison plus spacieuse où elles se sentent bien, dans toutes les conditions météorologiques et en toute sécurité en cas de séisme.&nbsp;» <br /><br />«&nbsp;La région est transformée par rapport aux mois qui ont suivi le séisme&nbsp;», raconte Florance Paul, assistante en communication Medair sur le terrain. «&nbsp;Près de 20&nbsp;000 personnes disposent d’un abri sécurisé. Les maisons Medair sont partout&nbsp;!&nbsp;»<br /><br /><b>Alors que Medair a apporté des améliorations importantes dans le département du sud-est</b>, certaines régions d’Haïti ont connu des difficultés à se reconstruire et un demi-million de personnes a toujours besoin d’une habitation sécurisée. <br /><br />«&nbsp;Medair a eu la chance de travailler dans une région où des progrès étaient possibles, explique Manuel Jagourd, chargée des programmes Haïti de Medair. La situation sécuritaire était correcte, les problématiques de logistique dans les montagnes ont été résolues et les habitants ont soutenu notre action et se sont pleinement impliqués dans le programme. Lentement, mais sûrement, nous avons vu la région se transformer.&nbsp;» <br /><b><br />Medair a pris la décision stratégique de se concentrer sur la population locale, plutôt que de simplement construire des camps</b>. «&nbsp;Notre politique était de ramener les habitants sur leurs propres terres, dit Manuel. L’insécurité et le risque d’épidémie de choléra dans les camps sont des problèmes difficiles à résoudre.&nbsp;» <br /><br /><b>Medair a néanmoins apporté son aide dans la construction d’un camp</b>, Mayard, en partenariat avec d’autres organisations. Les personnes qui vivent à Mayard étaient locataires avant le séisme. <br />Désormais, ils ont leur propre maison et leur jardin sur le site. Il y a un terrain de football et les petites entreprises fleurissent un peu partout. <br /><br />«&nbsp;La première fois que j’ai vu le site de Mayard il y a un an, il n’y avait que des rangées de tentes&nbsp;», raconte l’architecte Mark Wooding, conseiller en reconstruction de Medair. «&nbsp;Aujourd’hui, la zone a plus que doublé. Le plus étonnant est que la nature a repris ses droits. Quand on regarde le panorama de ce grand site, on voit des maisons en terre enfouies au milieu des arbres, avec un match de football qui se déroule au milieu. Des habitants sont regroupés dans l’ombre aux quatre coins et des personnes sont sur le seuil de leur porte, et s’occupent des tâches quotidiennes de la vie.&nbsp;» <br /><br /><b>Medair a intégré la participation des habitants dans tous ses programmes en Haïti</b>. Nous avons sensibilisé un grand nombre de personnes aux techniques de construction sûres et avons proposé des emplois à des centaines d’habitants.<br />&nbsp;<br />«&nbsp;Nous voulions que les habitants participent à la réalisation de ce projet de construction à grande échelle&nbsp;–&nbsp;c’était même nécessaire, explique Vanessa. Les habitants voulaient participer, parfois pour se former aux techniques de construction, parfois pour faire partie des équipes de reconstruction et gagner de l’argent pour leur famille. Chaque maison construite est le résultat d’un partenariat et nous en sommes très heureux.&nbsp;»<br /><br />En Haïti, les travaux de reconstruction du pays (charpenterie, maçonnerie et pose de toitures) sont généralement considérés comme un travail d’hommes. Ce qui met les femmes&nbsp;–&nbsp;qui sont pourtant chef de famille dans 40 pourcent des foyers&nbsp;–&nbsp;à un désavantage quand il s’agit de gagner un salaire sur les chantiers de reconstruction. <br /><br />«&nbsp;Les femmes ont davantage tendance à utiliser leur salaire pour acheter de la nourriture, des soins de santé, pour améliorer leur maison et pour l’éducation des enfants&nbsp;», dit Miriam Lopez, responsable Medair du programme des abris. <br /><br />Une des priorités de Medair est d’employer des femmes sur les chantiers de reconstruction. Ces deux dernières années, le nombre de femmes participant à notre programme Argent-contre-Travail (CFW) a augmenté de près de 20 pourcent et presque toutes faisaient partie des équipes de charpenterie et de construction.&nbsp; <br /><br />«&nbsp;Les ouvriers hommes me respectent&nbsp;», raconte Marise Météllus, 27 ans. «&nbsp;Le premier jour, j’étais fatiguée. Maintenant, je travaille aussi dur que les hommes. Tout ce que les hommes font, je suis capable de le faire aussi.&nbsp;»<br /><br /><b>Début 2011, Medair a commencé son action dans une nouvelle zone, la région montagneuse des Côtes-de-Fer, qui est à des heures de trajet en voiture et à pied</b>. Lorsque nous avons visité cette région pour la première fois, les habitants vivaient encore dans des poulaillers, des abris de fortune et des tentes. Nous avons constaté que l’accès à l’eau était très limité et que la défécation en plein air était une pratique courante, augmentant considérablement les risques de choléra. «&nbsp;Les habitants vivaient dans des conditions de vulnérabilité extrême&nbsp;», raconte Vanessa. <br /><br />En réponse, Medair a concentré son aide sur les familles les plus vulnérables pour construire avec eux des solutions d’hébergement permanent, comprenant des latrines et des systèmes de collecte de l’eau de pluie. En 2011, nous avons construit 100&nbsp;maisons en Côtes-de-Fer. «&nbsp;En 2012, nous espérons construire ou améliorer 900 maisons supplémentaires, instaurer l’accès à l’eau potable, construire des latrines et mettre en place une sensibilisation à l’hygiène pour ces mêmes familles afin de réduire le risque de propagation du choléra et d’autres maladies liées à l’eau&nbsp;», explique Manuel.<br /><br /><b>«&nbsp;Si l’on réfléchit aux deux années que nous avons passées en Haïti, conclut Alycke, les familles et les habitants sont surtout reconnaissants d’avoir un endroit sûr où dormir, d’avoir retrouvé espoir et de commencer une nouvelle vie grâce à Medair&nbsp;». </b><br /><i>_____________________________________________________________________________________<br /><br />Ces deux dernières années, le programme de Medair en Haïti a été financé par l’<link 849>Agence des États-Unis pour le développement international (USAID)</link>, l’association Chaîne du Bonheur, EO-Metterdaad, Läkarmissionen, <link 833>ICAP</link> et des donateurs privés. <br /><br />En savoir plus sur <link 1065>les actions de Medair en Haïti</link>.<br /><br />Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.<br /></i><i><br /></i>]]></content:encoded>
			<category>Haïti</category>
			<category>Short News</category>
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			<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 09:52:00 +0100</pubDate>
			
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			<title>Investir dans les femmes haïtiennes</title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/investing_in_haitis_women-1/</link>
			<description>Les programmes Argent-contre-Travail de Medair emploient des femmes dans les équipes de construction et de charpenterie, avec des retombées positives sur la population locale.
</description>
			<content:encoded><![CDATA[<b>Avant le séisme, la plupart des Haïtiens avaient très peu de moyens.</b> La majorité d’entre eux avaient cependant un toit et une habitation bien à eux. Mais le 12 janvier 2010, un grand nombre de ces habitations modestes ont été réduites à néant. Des organisations humanitaires se sont précipitées sur place et ont commencé à employer des Haïtiens dans le vaste chantier de reconstruction. <br /><br />En Haïti, les travaux de reconstruction du pays (charpenterie, maçonnerie et pose de toitures) sont généralement considérés comme un travail d’hommes. Les femmes sont à la tête de plus de 40 pourcent des foyers, mais une inégalité frappante subsiste à l’égard des possibilités de gagner un salaire sur les chantiers de reconstruction.<br /><br /><b>«&nbsp;L’égalité des sexes ne peut pas être remise à demain&nbsp;»</b>, explique Sheelagh Kathy Mangones, coordinatrice nationale de Femmes en Haïti de l’ONU. «&nbsp;Les femmes sont en première ligne dans toutes les catastrophes humanitaires. Elles jouent un rôle clé dans la survie de leur famille, la reconstruction des villages, l’alimentation et les soins de santé. Donner plus d’autonomie aux femmes n’est pas une option, c’est absolument essentiel.&nbsp;»<br /><br />«&nbsp;Les femmes sont considérées comme le pilier de la société haïtienne&nbsp;», dit Florance Paul, assistante en communication de Medair sur le terrain. «&nbsp;Les mères célibataires sont à la tête d’un grand nombre de familles haïtiennes. Une grande partie de l’aide fournie au pays était attribuée à la reconstruction, mais les femmes n’ont pas toujours eu la possibilité de participer à la phase d’urgence, au moment même où des revenus supplémentaires auraient été bienvenus dans la familles.&nbsp;» <br /><br /><b>Une des priorités de Medair est d’employer des femmes sur les chantiers de reconstruction</b>. «&nbsp;Selon les études menées, le revenu généré par les femmes permet d’améliorer considérablement les conditions de vie des familles en particulier, et de la population en général, bien plus que lorsque des hommes reçoivent le même salaire&nbsp;», explique Miriam Lopez, responsable Medair du programme des abris. «&nbsp;Les femmes ont davantage que les hommes tendance à utiliser leur salaire pour acheter de la nourriture, des soins de santé et pour améliorer leur maison et l’éducation des enfants. »<br /><br />Lorsque Miriam est arrivée en décembre 2010, les femmes ne représentaient que deux pourcent de la main d’œuvre de notre programme Argent-contre-Travail (CFW), et la plupart étaient employées en tant que cuisinières, femmes de ménage ou porteuses d’eau. Grâce aux efforts soutenus de Miriam et de l’équipe Medair, la main d’œuvre du programme CFW est passée à 340 femmes, soit 29 pourcent au point culminant du programme. Presque toutes ces femmes travaillaient dans les équipes de charpenterie et de construction. «&nbsp;Je savais que nous allions devoir faire face à une certaine résistance en augmentant la participation des femmes, mais la réponse des femmes a dépassé toutes mes attentes dès la toute première réunion&nbsp;», raconte Miriam.&nbsp; <br /><br /><b>«&nbsp;Je travaille dans la charpenterie pour Medair depuis le mois de juin 2011 et j’aime ça&nbsp;»</b>, dit Christella Charles, 27 ans, qui a bénéficié d’une formation dans la construction de petits bâtiments pendant six mois avant de rejoindre Medair. «&nbsp;J’ai continué à acquérir des connaissances en charpenterie en travaillant avec Medair. J’ai appris des techniques pour réaliser des constructions plus sûres. Ces techniques me seront utiles dans mon village et même dans ma propre maison.&nbsp;» <br /><br />«&nbsp;Medair est la première ONG à penser aux femmes et à agir pour elles&nbsp;», explique sa collègue de chantier Binnadette Ouan. «&nbsp;Je suis fière de faire partie des équipes qui reconstruisent Haïti.&nbsp;»<br />&nbsp;<br /><b>Les responsables, les formateurs et des collègues mâles ont été impressionnés par le travail des femmes.</b> «&nbsp;Les femmes travaillent aussi dur que les hommes&nbsp;», déclare Geraldine Guerrier, agent technique de Medair à La Montagne. «&nbsp;Parfois, elles doivent faire un très long trajet à pied pour se rendre sur le chantier. On peut leur faire confiance et leur présence dans les équipes a amélioré l’ambiance de travail.&nbsp;»<br /><br />«&nbsp;J’admire vraiment ces femmes, raconte Miriam. C’est un travail physique difficile et il n’est pas simple d’aller à l’encontre des idées reçues de leur culture.&nbsp;» <br /><br /><b>Patrick Mama, Haïtien qui travaille pour Medair en tant que responsable adjoint du programme des abris, avoue avoir initialement émis des doutes sur la volonté ou la capacité des femmes à réaliser ce type de travail.</b> «&nbsp;Je pensais qu’elles ne voudraient pas monter à l’échelle ou faire des travaux qui abîment les mains, dit-il. Je ne m’attendais pas à les voir travailler sur un toit ou réaliser des tâches difficiles comme faire du béton.&nbsp;» <br /><br />Patrick s’est vite rendu compte que ses craintes étaient sans fondement. «&nbsp;Les femmes sont vraiment heureuses et elles aiment ça. Elles se sentent importantes, elles se sentent à l’aise... L’idée que je me faisais des femmes, pensant qu’elles ne voudraient pas ou n’arriveraient pas à travailler, était fausse. Je suis très heureux que cela fonctionne bien.&nbsp;»<br /><br /><b>«&nbsp;Les ouvriers hommes me respectent&nbsp;»</b>, raconte Marise Météllus, 27 ans. <b>«&nbsp;Le premier jour, j’étais fatiguée. Maintenant, je travaille aussi dur que les hommes. Tout ce que les hommes font, je suis capable de le faire aussi.&nbsp;»</b><br />&nbsp; <br />En plus des avantages liés à l’amélioration de la sécurité des habitations et le fait de disposer d’une main d’œuvre plus qualifiée, les revenus perçus par les travailleurs (hommes et femmes) permettent de relancer l’économie locale. <br /><br /><b>«&nbsp;De nombreuses personnes pensaient qu’augmenter le nombre de femmes dans notre programme CFW serait impossible&nbsp;»</b>, explique Vanessa Nicholson, responsable Medair de la communication sur le terrain. <b>«&nbsp;Mais cela n’a pas seulement été possible, cela a été un triomphe.&nbsp;» </b><br /><br />«&nbsp;L’autre jour, j’ai participé à une cérémonie de clôture à La Croix pour marquer l’achèvement des travaux de construction, poursuit Vanessa. Les femmes sont venues me dire que dorénavant, elles pouvaient scolariser leurs enfants grâce aux emplois que Medair leur a donnés. Elles sont très reconnaissantes que l’on leur ait donné leur chance.&nbsp;»<br /><b><br />«&nbsp;Les femmes haïtiennes veulent avoir l’opportunité de faire partie de la reconstruction d’Haïti, conclut Vanessa. C’est leur pays à elles aussi et elles veulent apporter leur pierre à l’édifice pour participer à la reconstruction du&nbsp;pays.&nbsp;»</b><br />__________________________________________________________________________________
<br />Le programme Argent-contre-Travail (CFW) de Medair en Haïti est soutenu par l'<link 849>Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) </link>l’association Chaîne du Bonheur, EO-Metterdaad et des donateurs privés.<br /><br />Medair a réalisé plus de 3200 habitations plus sûres en Haïti, hébergeant près de 20&nbsp;000 personnes vulnérables.<br /><br />En savoir plus sur <link 1064>les actions de Medair en Haïti</link>.<br /><br /><i>Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.</i>]]></content:encoded>
			<category>Haïti</category>
			<category>Short News</category>
			<category>RSSFeed</category>
			
			
			<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 15:42:00 +0100</pubDate>
			
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			<title>Les jours sont là où nous vivons</title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/les_jours_sont_la_ou_nous_vivons-1/</link>
			<description>Vanessa Nicholson, de l’équipe Medair, revient sur son séjour en Haïti.</description>
			<content:encoded><![CDATA[<b>Les jours sont là où nous vivons</b>. Pendant mon séjour en Haïti, j’ai souvent pensé à cette phrase tirée d’un poème de Philip Larkin.<br /><br />Ici, nous passons nos journées à construire des maisons pour les personnes qui ont perdu la leur lors du séisme.<br />&nbsp;<br />Jonès Valentin, 61 ans, vit aujourd’hui dans une petite cabane de la taille d’un poulailler. À l’intérieur, il est impossible de se tenir debout ou de se déplacer. Il n’y a pas de place pour son épouse Fédéna, alors elle vit chez leur fille et leurs petits-enfants.<br /><br /><b>Parmi toutes les personnes que j’ai rencontrées à Haïti, c’est l’histoire de Jonès qui m’a le plus touchée</b>. Je l’ai rencontré en mars pendant un voyage d’évaluation dans son village de Gris-gris dans la région montagneuse et isolée de Côtes-de-Fer. Il n’avait pas l’air en forme ce jour-là, probablement en raison du froid, du mauvais état de son abri et des conditions de vie insalubres.<br /><br />Jonès est un homme fier, dans le bon sens du terme. Seuls son corps fin, le léger tremblement de ses mains et sa voix chevrotante trahissent son âge. Sa posture et ses manières sont autoritaires. De toute évidence, il prend son rôle de chef de famille très au sérieux. <br /><br />Même s’il doit vivre seul dans une cabane trop petite et trop sale pour y vivre avec sa femme, Jonès ne se plaint pas. «&nbsp;Il n’y a pas de fuites&nbsp;» nous dit-il, hochant la tête tout en regardant son modeste logis.<br /><br />Jonès a travaillé très dur pour construire une nouvelle maison et a engagé des travailleurs locaux pour l’aider. Pourtant, sa maison a connu les mêmes erreurs de construction qui ont entraîné l’effondrement de beaucoup de maisons lors du séisme. Le bois, en décomposition, a été rongé par les termites. La structure de la maison a été posée à flanc de colline, sans fondations. Selon moi, la maison ne résisterait même pas aux fortes pluies, encore moins à un ouragan ou un séisme.<br /><br />Les bâtiments mal construits en Haïti sont comme des bombes à retardement. Il y en a partout, érigés de façon précaire à flanc de coteau ou dans les villes. Les habitants sont bien conscients de la menace que représente leur propre maison. Ils ont peur qu’elle devienne leur tombeau lors d’un prochain séisme important. Ils ne ferment pas leur porte à clé la nuit, même dans les villes, pour pouvoir sortir plus rapidement, et en été ils dorment sur le toit.<br /><br />Tout au long de mon voyage de retour vers la ville de Jacmel, l’histoire de Jonès a tourné dans ma tête. Si rien n’était fait pour lui et sa famille, comment empêcher que l’histoire ne se répète et qu’ils perdent à nouveau leur maison&nbsp;?<br /><b><br />Lors d’une nouvelle visite à Gris-gris, j’ai rencontré une équipe Medair en pleine construction d’une maison sur une parcelle de terre familière à flanc de colline</b>. Notre équipe a considéré que Jonès et les siens étaient l’une des familles les plus vulnérables de Côtes-de-Fer et leur offrait une nouvelle maison. J’étais très heureuse. Pendant que les ouvriers travaillaient, ils bavardaient et riaient avec la famille de Jonès et leurs proches.<br />&nbsp;<br />«&nbsp;Il y a quelques mois, quelqu’un est venu me dire que nous allions recevoir une maison, raconte Jonès. J’étais ravi. Mon épouse et ma famille également. Nous devions détruire l’ancienne maison pour faire de la place pour la nouvelle, mais nous l’avons fait avec joie&nbsp;!&nbsp;»<br /><br /><b>Lorsque je l’ai rencontré cette fois-ci, Jonès n’était pas le même homme</b>. Alors que la construction de sa maison se poursuivait derrière nous, une transformation était perceptible chez lui, il se comportait différemment. «&nbsp;Nous n’aurions pas pu construire cette maison nous-mêmes, dit-il. Nous prions tous les soirs pour Medair&nbsp;».<br /><br />Nous avons discuté au milieu des tas de bois de qualité importé qui allaient <br />devenir sa maison pour le reste de sa vie. De temps à autre, il disait à l’un de ses petits-enfants d’arrêter de grimper sur le bois. Il était détendu, à l’aise, parfaitement paisible&nbsp;: une nouvelle maison était en train de se construire et il était prêt à retrouver son rôle de chef de famille.<br /><br />Lorsque je l’ai rencontré pour la première fois, Jonès m’a semblé digne, en dépit de sa situation très difficile. Lorsque je l’ai revu, j’ai senti qu’il était en train de retrouver sa maison et avec elle, sa dignité, devant mes yeux. L’impact de la pauvreté et des catastrophes naturelles sur la dignité d’une personne est évident, et c’est extraordinaire de voir ces personnes la retrouver.<br /><br /><b>La réhabilitation d’un pays passe par la réhabilitation de ses habitants</b>. Jonès se tient un peu plus droit aujourd’hui, en regardant monter sa maison. C’est ici qu’il passera ses vieux jours. C’est ici qu’il verra grandir ses petits-enfants.<br /><br />Avant de partir, j’ai montré à Jonès et à Fédéna les photos que j’avais prises d’eux. Ils ont ri, en voyant leurs mines sérieuses. Nous sommes restés pour admirer le travail des charpentiers. Il fait plutôt frais dans les montagnes à cette époque de l’année et les ouvriers ne cuisaient pas au soleil comme cela aurait été le cas habituellement. Ils souriaient et se régalaient de notre admiration.<br /><br /><b>Je ne reverrai probablement jamais Jonès. Ce ne sera pas nécessaire</b>. Il n’aura pas besoin de nous lors de la prochaine catastrophe naturelle. Nous pouvons ainsi nous occuper d’autres villages encore plus isolés dans les régions montagneuses d’Haïti. Nous pouvons construire d’autres maisons, enseigner des méthodes de construction plus sûres et faire en sorte que les logements dangereux en Haïti ne soient plus qu’un mauvais souvenir.<br /><br />C’est notre espoir. Les Haïtiens ont besoin de maisons sûres, parce que «&nbsp;les jours sont là où nous vivons&nbsp;» et les maisons sont là où nous passons nos journées.<br />_____________________________________________________________________________<br /><br />Au jour d’aujourd’hui, nous avons construit plus de 3200 maisons en Haïti et avons relogé près de 20&nbsp;000 personnes dans des logements plus sûrs. Des vies changent, pour le mieux. Pourtant, un demi-million de personnes sont encore sans abri. Rejoignez-nous et <link 5>faites un don pour sauver des vies</link> en Haïti.<br /><link 1065><br />En savoir plus sur les missions de Medair en Haïti.</link><br /><br />Dans la région de Côtes-de-Fer, nous nous sommes engagés à construire 250 maisons pour les personnes les plus vulnérables, et à réparer 750 autres. Chaque maison sur laquelle nous travaillons recevra des citernes de collecte d’eau de pluie et des latrines, si nécessaire. Nous formons également les habitants des villages à la construction de leur propre abri sécurisé, pour réduire le risque de détérioration lors des catastrophes futures. Nous sensibilisons aussi les habitants aux bonnes pratiques d’hygiène.<br /><i><br />Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.</i>]]></content:encoded>
			<category>Haïti</category>
			<category>Feature News</category>
			<category>RSSFeed</category>
			
			
			<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 10:31:00 +0100</pubDate>
			
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			<title>Un programme innovant pour nourrir et soutenir les familles afghanes frappées par les inondations</title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/un_programme_innovant_pour_nourrir_et_soutenir_les_familles_afghanes_frappees_par_les_inondations/</link>
			<description>Suite aux inondations soudaines qui ont ravagé les cultures, Medair apporte une aide alimentaire aux familles et assiste les habitants pour la reconstruction de leurs villages.</description>
			<content:encoded><![CDATA[Au cours de l’été 2010, des villages isolés de la province de Bamyan en Afghanistan ont été frappés par une terrible série d’inondations subites, la pire depuis 50 ans. «&nbsp;Le niveau d’eau est monté au-dessus des arbres&nbsp;», dit Sayed Rahin, 30 ans, qui vit dans le village de Kadalac. «&nbsp;La puissance de l’eau était phénoménale.&nbsp;»<br />&nbsp;<br />Lorsque la décrue a commencé dans les districts de Waras et Penjab, les habitants encore en état de choc ont découvert leurs champs saccagés et recouverts de boue, de pierres et de sédiments. <br /><br /><b>Les familles ont perdu l’équivalent de trois mois de nourriture. Ces villages font face à une grave pénurie alimentaire qui menace la vie des habitants et de leur moyen de subsistance</b>. Pire encore, les inondations ont ravagé les terres et les systèmes d’irrigation qui doivent être réhabilités si les villageois veulent replanter des cultures.<br /><br /><b>«&nbsp;Les inondations de 2010 ont détruit les cultures et emporté une grande partie des terres agricoles. Le paysage a complètement changé&nbsp;»</b>, remarque Sieger Burger, responsable de projet Medair. <b>«&nbsp;De nombreuses personnes désespèrent suite à la perte de leurs terres et de leurs récoltes.&nbsp;» </b><br /><br />En réponse, Medair a lancé un programme alimentaire d’urgence dans les régions inondées de Waras et Penjab, avec le soutien de la<link 839> Direction générale de l’Aide et de la Protection civile de la Communauté européenne</link> et <link 5>dons généreux</link> de particuliers.<br /><br /><b>Nous avons lancé un programme d’Argent-contre-Travail innovant qui a permis à plus de 700 foyers (environ 6300 personnes) de gagner assez d’argent pour nourrir leur famille pendant la pénurie alimentaire, tout en réhabilitant les terres endommagées, en réparant les routes détruites et en trouvant des solutions pour éviter ce type de catastrophe à l’avenir</b>.&nbsp; En parallèle de ce programme, les personnes les plus vulnérables (veuves ayant une famille à charge, personnes âgées ou infirmes) ont reçu un soutien financier pour survivre durant la pénurie alimentaire sans être obligées de participer aux programmes d’Argent-contre-Travail.<br /><br />Alors qu’une aide alimentaire seule aurait suffit à répondre aux besoins immédiats, ce type de programmes permet aux villages frappés par les inondations de se reconstruire avec dignité et de manière plus efficace. «&nbsp;Si nous leur distribuons seulement de la nourriture, nous limitons leur possibilité de s’en sortir et nous créons un problème pour les petits vendeurs locaux qui essayent de vendre de la nourriture, explique Sieger. En offrant une rémunération en argent, la population locale est libre de dépenser cet argent comme elle le désire. En général, elle achète de la nourriture, de quoi faire du feu, et elle rembourse ses dettes.&nbsp;»<br /><br /><b>Ces programmes ont permis de reconstruire des barrages pour dévier les éventuelles eaux de crue, d’extraire la boue et les pierres des terres agricoles endommagées et de réparer les routes</b>. «&nbsp;Je suis fier de pouvoir gagner de l’argent pour ma famille tout en protégeant mon pays contre les inondations&nbsp;», dit Taki, 35 ans, habitant du village de Kadalac.<br /><br /><b>Les femmes ont également participé au programme. Elles ont confectionné </b><b>des gabions pour sécuriser les berges des rivières et ont participé à des formations qui leur expliquent comment elles et leurs enfants peuvent rester en bonne santé grâce à une bonne hygiène et des services d’assainissement adaptés</b>. «&nbsp;C’est la première fois que je suis payée pour faire un travail, confie Zahra, une jeune maman de Penjab. C’est un peu étrange pour les femmes afghanes de travailler, mais c’était une bonne chose de montrer aux hommes que nous pouvons travailler aussi. Nous bénéficions tous de ce programme, autant les femmes qui ont travaillé que celles dont le mari a travaillé. Nous sommes vraiment reconnaissants.&nbsp;» <br /><br />J’espère que grâce au travail réalisé, nous n’aurons plus d’inondations, déclare Sayed. Nous pouvons également utiliser le bassin-versant que nous avons construit pour irriguer nos terres et faire pousser des céréales, des fruits et des légumes. » <br /><br /><b>«&nbsp;Je pense que s’il pleuvait aujourd’hui autant qu’en 2010, nous serions en sécurité</b>, ajoute Taki. Medair nous a montré ce que nous devions faire pour protéger notre village. Ensuite, elle nous a aidés à réaliser les travaux nécessaires. Sincèrement, ce programme nous a été très utile et nous a beaucoup apporté. Nous sommes extrêmement reconnaissants.&nbsp;» <br />_________________________________________________________________________________<br /><br />Le programme Medair d’aide alimentaire et d’Argent-contre Travail est soutenu par la Direction générale de l’Aide humanitaire et de la Protection civile de la Commission européenne et par des <link 5>donateurs privés</link>.<br /><br />Découvrez les<link 382> activités de Medair en Afghanistan</link>.<br /><br />Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.<br /><br />]]></content:encoded>
			<category>Afghanistan</category>
			<category>Short News</category>
			<category>RSSFeed</category>
			
			
			<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 15:57:00 +0100</pubDate>
			
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			<title>Journée mondiale de lutte contre le sida : arrêter l’expansion du VIH au Somaliland</title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/journee_mondiale_de_lutte_contre_le_sida_arreter_lexpansion_du_vih_au_somaliland/</link>
			<description>Burao, Somaliland : Le 1e décembre prochain, nous marquerons la 23e Journée mondiale de lutte contre le sida. À cette occasion, Medair nous rappelle son combat contre cette épidémie dans la Corne de l’Afrique, une région frappée par la sécheresse.
</description>
			<content:encoded><![CDATA[La sécheresse et la famine génèrent d’immenses déplacements de populations dans cette région instable et contribuent à l’expansion du VIH dans les villages pauvres de Somalie. <br /><br />«&nbsp;Au Somaliland, le taux d’infection au VIH est estimé aujourd’hui à 1%&nbsp;», explique le docteur Adele Cowper, la responsable du programme de santé de Medair au Somaliland. «&nbsp;Il ne s’agit pas d’un niveau critique. Mais on constate que partout dans le monde, le taux d’infection au VIH augmente lorsqu’il y a d’importants mouvements de population.&nbsp;»<br /><b><br />Aujourd’hui, le Somaliland n’est pas en mesure de faire face à la menace du VIH</b>. Les stocks d’antirétroviraux sont au plus bas. <br /><br />Les centres de santé peinent à répondre aux besoins d’une région régulièrement frappée par des épidémies graves, notamment parmi les femmes et les enfants. La sécheresse met ces centres dans une situation extrêmement précaire. <br /><br />Au Somaliland, l’équipe de santé et de nutrition de Medair vise la prévention et le traitement de maladies comme le paludisme, les diarrhées, les infections respiratoires, la malnutrition et autres problèmes de santé associés à la grossesse et l’accouchement. Pour prévenir les risques de propagation du VIH suite aux nouveaux déplacements de populations, Medair soutient également des programmes éducatifs pour les aider à se protéger contre la propagation du virus du sida.<br /><br /><b>Un partenariat pour la prévention</b><br />Medair travaille en partenariat avec COOPI (Cooperazione Internazionale), une ONG italienne qui organise des programmes spécifiques à la lutte contre le virus du VIH et collabore avec le Ministère de la Santé du Somaliland pour proposer des dépistages et des antirétroviraux à l’hôpital de Burao. <br /><br />Nous formons du personnel de santé bénévole et des sages-femmes pour qu’ils aient les compétences nécessaires pour lutter contre le VIH et prendre soin des mères et des enfants atteints du VIH. À leur tour, ces personnes formées enseignent à la population locale comment lutter contre le VIH/sida.<br /><br />Les sages-femmes reçoivent une formation spécifique qui leur permet de conseiller et de prendre en charge les femmes porteuses du virus VIH et leurs familles, pendant et après la grossesse. <b>«&nbsp;Nous ne faisons pas que distribuer des médicaments, nous apportons un service de soins global&nbsp;»</b>, dit le docteur Cowper.<br /><br />Notre lutte contre le VIH s’articule autour de quatre axes principaux&nbsp;: sensibilisation sur l’importance de l’abstinence ou de la fidélité envers son partenaire&nbsp;; conseil et dépistage du VIH&nbsp;; conseil et orientation des personnes séropositives vers des services adaptés pour qu’elles prennent des antirétroviraux, lorsque ceux-ci sont disponibles&nbsp;; sensibilisation des mères séropositives sur les bonnes pratiques d’hygiène pour leurs enfants et elles-mêmes.<br /><br /><b>«&nbsp;Compte tenu de l’état du système sanitaire au Somaliland, la plupart des enfants nés séropositifs meurent avant d’avoir un an</b>, déclare le docteur Cowper. Mais en apprenant quelques gestes simples, il est possible de réduire de moitié la transmission du virus VIH des mères à leurs enfants. <b>Nos campagnes de sensibilisation sauvent déjà des vies.&nbsp;»<br /></b>_____________________________________________________________________________<br /><br /><i>le travail de Medair au Somaliland est financé par l’association Chaîne du Bonheur, la <link 839>Direction générale de l’Aide humanitaire et de la protection civile de la Commission européenne</link>, les organismes Word and Deed, Red een kind et EO-Metterdaad, le Ministère britannique du développement international, l’UNICEF et les donateurs privés de Medair.<br /><br />Suite aux nombreuses années de sécheresse, des millions de personnes souffrent de pénuries alimentaires dans la Corne de l’Afrique. Medair apporte une aide d’urgence au Somaliland et propose des services de santé, de nutrition et Eau, assainissement et hygiène, en plus des programmes que nous menons depuis notre intervention dans cette région en 2008. En septembre 2011, nous avons lancé une réponse d’urgence dans les régions de Sool et Sanaag, à l’est du Somaliland. <br /><link 231>Découvrez les activités de Medair en Somalie/Somaliland</link>.<br /><br />Le personnel de Medair a participé à une formation VIH conçue par COOPI et a commencé à la proposer aux villageois.<br /><br />Le Somaliland a proclamé son indépendance de la Somalie en 1991, mais son indépendance n’est pas officiellement reconnue par la communauté internationale.<br /><br />Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.<br /></i>]]></content:encoded>
			<category>Somalie</category>
			<category>Short News</category>
			<category>RSSFeed</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 14:20:00 +0100</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Les yeux parlent plus que les lèvres</title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/les_yeux_parlent_plus_que_les_levres/</link>
			<description>Dans un village aride et isolé, Ed Nash de Medair a des raisons d’espérer malgré la terrible sécheresse qui sévit dans la région.</description>
			<content:encoded><![CDATA[<b>Elle s’avance vers nous, le visage solennel</b>. Trop jeune pour porter le voile, elle est habillée d’une élégante robe à volants de demoiselle d’honneur dans les tons crème. Avec ses manches bouffantes, ses bracelets et son air un rien sérieux, elle pourrait facilement passer inaperçu dans un mariage européen ou américain.<br /><br />Au lieu de cela, elle s’avance vers notre équipe de nutrition pour se faire peser et mesurer, pour évaluer son état de malnutrition et recevoir une ration alimentaire thérapeutique. Elle fait partie des milliers d’enfants sous-alimentés au Somaliland qui souffrent des conséquences de la dure sécheresse en Corne de l’Afrique. Et pourtant, elle vit dans l’une des régions des plus éloignées de toute aide humanitaire…<br /><br /><b>Je me trouve dans un 4x4 gris métallisé en direction de Gumburu Xangeyo, le village le plus isolé soutenu par Medair de la région de Sool au Somaliland</b>. La saison des pluies «&nbsp;Deyr&nbsp;» a commencé depuis plusieurs semaines. Mais aujourd’hui, la pluie se fait attendre, une attente qui est bien trop habituelle. Des vents violents et tourbillonnants soulèvent de la poussière et du sable qui gênent la respiration.<br /><br />Au bout de deux heures de voyage, nous quittons la route principale pour prendre une piste de sable périlleuse. De nombreuses voitures s’y retrouvent piégées et leurs occupants doivent creuser pour pouvoir les dégager. Je regarde par la vitre, et tente de faire abstraction des nombreux soubresauts du véhicule alors que nous avançons dans le désert.<br /><br />Le calme de cette région est sinistre. Ponctué de buissons secs et de nids de termites pointant vers le ciel, le paysage de cette région aride est d’habitude un lieu de pâturage de chameaux, de boucs et de moutons à tête noire. On m’a dit qu’en 1990, la Somalie comptait plus de chameaux que tout autre pays dans le monde. Aujourd’hui, il est possible de voyager sur des kilomètres et des kilomètres sans croiser un seul animal.<br /><br />Après cinq heures de voyage sur la piste, nous arrivons à Gumburu Xangeyo, un rassemblement de huttes en bois et en terre. Environ 250 familles y vivent, sans compter les 250 autres familles qui sont réparties dans la campagne environnante.<br />&nbsp;<br /><b>À l’arrivée de notre équipe de nutrition, les enfants et leurs parents font la queue, trépidants dans leur attente</b>. Une fois que la jeune fille habillée d’une robe de demoiselle d’honneur a reçu sa nourriture, chaque enfant attend son tour pour être pesé, mesuré et recevoir une ration de Plumpy'nut, une ration alimentaire thérapeutique riche en nutriments permettant de traiter les enfants de moins de cinq ans qui souffrent de malnutrition. <br /><br />Après deux semaines d’intervention dans le village, Medair constate déjà que les enfants reprennent du poids. C’est une période de convalescence extrêmement courte si l’on considère la sévérité de la sécheresse.<br /><br />«&nbsp;Lorsque les premières rations alimentaires ont été distribuées la semaine passée, les enfants devaient être portés pour qu’on les leur donne&nbsp;», explique Salad Roble Awad, le chef du village âgé de 60 ans. «&nbsp;Avant, les enfants étaient faibles et fatigués. Ces rations les ont réveillés&nbsp;!&nbsp;»<br /><br />Une foule de villageois partagent avec moi leur reconnaissance qu’une organisation étrangère soit venue les voir. «&nbsp;Personne n’est jamais venu ici, dit Salad. Personne ne veut venir ici car le village est trop difficile d’accès. Mais Medair est d’abord venue nous rencontrer et ensuite elle est revenue nous aider. Maintenant j’ai bon espoir pour l’avenir du village.&nbsp;»<br /><br /><b>Sayneb Mohamed, 29 ans, témoigne d’une histoire tragique et récurrente dans le village</b>. Il n’y a pas si longtemps, les troupeaux de Sayneb paissaient dans les vastes pâturages de la région. Elle possédait de grands troupeaux de boucs et de moutons. Mais toutes ses bêtes sont mortes à cause de la sécheresse, y compris la dernière, l’année passée.<br /><br />«&nbsp;Quand les animaux ont commencé à mourir, il y avait des carcasses partout, explique Sayneb. Les cadavres jonchaient les rues du village. L’odeur était insupportable.&nbsp;» Aujourd’hui, il ne reste que quelques ossements ici et là, brûlés par le soleil et nettoyés par les insectes.<br /><br />Jimcale, le fils de Sayneb, est devenu si malnutri et épuisé qu’il pouvait à peine bouger. Il passait ses journées à dormir par terre. «&nbsp;Il était sur le point de mourir, confie Sayneb. De nombreux enfants sont morts ici avant l’arrivée de Medair.&nbsp;»<br /><br />Mais aujourd’hui, les joues de Jimcale ont retrouvé leur rondeur et il n’arrête pas de jouer, même lorsque sa mère le porte. «&nbsp;Avant, les enfants étaient faibles et incapables de digérer le peu d’aliments que les adultes avaient à leur donner, dit-elle. Les rations alimentaires apportées par Medair sont bonnes pour les enfants.&nbsp;» <br /><b><br /></b><b>Pour moi, qui suis un occidental, la vie à Gumburu Xangeyo peut sembler d’une pénibilité extrême</b>. Je me demande comment les familles qui vivent ici trouvent la force de survivre. Mais peu importe les difficultés, la vie vaut infiniment plus la peine d’être vécue à Gumburu Xangeyo que dans un camp de déplacés. Lorsque je me promène dans le village, plusieurs personnes me disent qu’elles veulent absolument rester ici.<br /><br />En quittant leur village pour un camp de déplacés, les villageois laissent toute leur vie derrière eux. Ils perdent leur terrain et tout ce qu’ils possèdent pour vivre une vie de dépendance aux aides humanitaires. Cette dépendance les empêche de retrouver leur autonomie. C’est pourquoi nous nous rendons dans des villages très isolés comme Gumburu Xangeyo pour apporter une aide directe.<br /><br />L’équipe de nutrition a enfin terminé sa journée. Je grimpe dans le 4x4 pour le long voyage de retour. En traversant cette région, j’ai été le témoin de grandes souffrances, de la malnutrition et d’importants besoins. Mais j’ai aussi trouvé des raisons d’espérer en un avenir meilleur, un espoir que Medair est venu apporter à ces familles isolées.<br /><br />Sayneb m’a dit quelque chose aujourd’hui qui m’a marqué&nbsp;: «&nbsp;Les yeux parlent plus que les lèvres&nbsp;». Il s’agit d’un dicton somalien qui signifie que les mots seuls ne peuvent exprimer toute sa reconnaissance. «&nbsp;Sans votre aide, nous serions perdus.&nbsp;», ajoute-t-elle en montrant les mères rassemblées et leurs enfants qui jouent gaiement à leurs pieds. <br /><br /><br /><b>Grâce à votre soutien, Medair pourra apporter une aide d'urgence qui permettra à plus de 300&nbsp;000 personnes de survivre à la sécheresse pendant les prochains mois</b>. Nous vaccinerons également les enfants, renforcerons les capacités locales et améliorerons l’accès à l’eau potable, autant de programmes à long terme qui permettront à la population locale de survivre aux sécheresses à venir.<br /><b><link 5><br />Merci de faire un don aujourd’hui et sauver de nombreuses vies.</link></b><br /><i><link 231><br />Découvrez les activités de Medair au Somalie/Somaliland</link></i>.<br /><br /><i>Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair sur le terrain et au siège. Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.</i>]]></content:encoded>
			<category>Somalie</category>
			<category>Feature News</category>
			<category>RSSFeed</category>
			
			
			<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 09:37:00 +0100</pubDate>
			
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			<title>L’aide humanitaire continue dans les régions frontalières malgré l’intensité des conflits </title>
			<link>http://www.medair.org/nc/fr/infochanel/news/detail/article/laide_humanitaire_continue_dans_les_regions_frontalieres_malgre_lintensite_des_conflits/</link>
			<description>Juba au Sud-Soudan. Malgré la dégradation de la situation sécuritaire à la frontière entre le Soudan et le Sud-Soudan, Medair continue d’apporter une aide humanitaire aux familles vulnérables vivant dans l’État du Nil supérieur.</description>
			<content:encoded><![CDATA[<b>Dans le district de Renk, situé dans l’État du Nil supérieur, les habitants vivant dans des conditions déjà précaires ont eu beaucoup de mal à gérer l’arrivée de 20&nbsp;000 déplacés revenant au Sud-Soudan et venus s’installer dans des camps de réfugiés aux abords de leurs villages</b>. Pendant ce temps, les familles venues s’installer dans ces camps ont très peu de nourriture et disposent d’un accès limité aux soins, à l’eau potable et aux services d’assainissement. <br /><br />Depuis trois mois, l’équipe de réponse d’urgence de Medair apporte une aide soutenue aux milliers de personnes déplacées revenant à Renk. Nous avons également lancé un programme pour soutenir le village qui accueille les déplacés à Renk.<br /><br />«&nbsp;À l'heure actuelle, travailler auprès des plus démunis au Sud-Soudan signifie généralement travailler dans des zones instables, explique Caroline Boyd, directrice nationale de Medair. Nous prenons ce facteur d’insécurité très au sérieux. Mais nous voulons aussi faire tout notre possible pour venir en aide aux familles qui ont désespérément besoin de notre soutien.&nbsp;»<br /><br /><b>Pourtant, l’intensification des conflits dans cette région nuit fortement à ces populations déjà vulnérables, surtout si les organismes humanitaires doivent quitter la région à cause de l’insécurité</b>. <br /><br />«&nbsp;Nous devons nous assurer que le personnel travaille dans des conditions de sécurité convenables, déclare Caroline. Nous continuons de collaborer avec les autorités locales et les autres organismes sur le terrain pour prendre les décisions qui s’imposent concernant la sécurité de notre personnel.&nbsp;»<br /><br />Bien que le Sud-Soudan soit aujourd’hui une nation indépendante, la population doit faire face à de grands défis qui nécessitent une aide humanitaire importante. <br /><b><br />«&nbsp;Nous faisons face à une situation complexe et l’aide des organismes humanitaires est plus que jamais vitale</b>, conclut Caroline. Tant que les conditions de sécurité le permettent, Medair continuera de proposer une aide humanitaire, comme nous le faisons depuis 1995 au Sud-Soudan.&nbsp;»<br />___________________________________________________________________________________<br /><br /><br /><i>Le projet Sud-Soudan de Medair est soutenu par des donateurs privés, la <link 839>DG Aide humanitaire et protection civile de la Communauté européenne</link>, l’Agence des États-Unis pour le développement international, le <link 835>Fonds humanitaire commun</link>, le Fonds d'affectation spéciale multidonateur, l'<link 844>association Chaîne du Bonheur</link>, le Fonds des services de base, la <link 843>Direction du développement et de la coopération</link> (Suisse) et l'association Big Give (Royaume-Uni).<br /><br />Le Sud-Soudan est devenu une nation indépendante le 9 juillet 2011. Medair intervient dans cette région depuis 1991, et de manière continue depuis 1995. Nous apportons une aide dans le domaine de la santé et de la nutrition ainsi que des services WASH pour venir en aide aux villages vulnérables et pour apporter des réponses d'urgence dans les 10 États.<br /><br />Découvrez <link 10>le travail de Medair au Sud-Soudan</link>. <br /><br />Cet article a été rédigé grâce aux informations recueillies par le personnel Medair (sur le terrain et au siège). Les points de vue exprimés dans cet article n’engagent que Medair et ne reflètent en aucun cas l’opinion d’autres organismes.</i><br /><br />]]></content:encoded>
			<category>Sud-Soudan</category>
			<category>Short News</category>
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			<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 14:15:00 +0100</pubDate>
			
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