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Dans ce vaste pays, 3,9 millions de personnes sont mortes de faim ou de maladie en raison de la guerre depuis 1998, selon l’agence humanitaire International Rescue Committee. Medair est active en RD Congo depuis 1996.
Malgré la fin officielle de la guerre en 2003, des millions d’habitants continuent d’endurer l’alliance fatale des maladies et de la faim provoquées par le conflit et par le déplacement.
- 40 000 femmes et jeunes filles ont été violées
- la partie Est de la RDC, riche en minéraux, reste en proie à la violence
Jan Egeland, sous-secrétaire général aux affaires humanitaires, a déclaré :
« La taille imposante du Congo n’est outrepassée que par l’énormité de la souffrance humaine à l’intérieur de ses frontières. En effet, il y a peu d’endroits sur terre où le fossé entre les besoins humanitaires et les ressources disponibles est aussi grand, ou aussi meurtrier, qu’au Congo. »
Contexte du pays
En 1996 débutait en RD Congo une guerre civile régionale suivie en 1998 d’un second conflit, lui aussi régional. En avril 2003, un accord de paix était signé en Afrique du Sud et au 30 juin de la même année, un gouvernement transitoire était nommé. Les deux premiers tours des élections générales ont eu lieu en 2006, entraînant la nomination d’un nouveau parlement et l’élection du premier Président choisi par voie démocratique depuis l’Indépendance, plus de 40 ans auparavant.
Il faudra encore plusieurs années pour que la situation à l’Est revienne à la normale car il s'y trouve encore de nombreux groupes armés incontrôlés ainsi que des milices armées actives. La MONUC (Nations Unies) continue de jouer un rôle important dans le processus de désarmement, en aidant par exemple au maintien de la sécurité en Ituri, où l'Armée nationale congolaise est toutefois de plus en plus présente. Pourtant, la sécurité reste un problème constant.
Voici l'avant-propos du CAP (Processus d’Appels Consolidés) de l’ONU pour la RDC en 2006 :
« Cette année ne ressemble à aucune autre pour la RDC. D’un côté, l’étendue de la souffrance de la population commence à être reconnue. Plus de quatre millions de personnes sont décédées suite à des années de conflit ininterrompu. Ce nombre augmente d’environ 1 200 chaque jour, ce qui équivaut tous les six mois au nombre total de victimes du tsunami qui a frappé l’Asie en 2005. La RDC est considérée comme la catastrophe humanitaire la plus meurtrière de ces 60 dernières années. Le coordinateur de l’aide d’urgence de l’ONU qualifie la RDC de "plus gros défi pour la communauté internationale". »
Le nombre de femmes violées dans l’Est de la RDC est tellement élevé que les représentants des Nations Unies n’hésitent pas à parler du pire exemple de violence sexuelle dans le monde (IRIN).
Malgré la réussite des élections et la capitulation de plusieurs groupes armés, un nombre alarmant d’habitants de la RDC ont toujours besoin d’une aide d’urgence et de soutien pour retrouver leur autonomie. Personne ne sait à quel rythme le pays pourra redevenir stable et paisible ni combien de temps il faudra à la population locale pour que sa capacité économique lui permette d’améliorer sa situation. Les communautés de l’Est de la RD Congo dépendront encore de l’aide internationale pendant plusieurs années. En résumé, la situation reste très vulnérable et pourrait à nouveau s’aggraver.
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