Des crues subites et les glissements de terrain détruisent des maisons en Afghanistan
1. juin 2010,
Medair

Un énorme glissement de terrain provoque des dégâts importants dans le bazar de Yawan.

La distribution de nourriture commence depuis la base Medair à Yawan.

Les familles touchées par les inondations reçoivent des couvertures et des articles de ménage essentiels.
Afghanistan - Medair agit rapidement par une aide de fournitures de première nécessité stockées à Yawan.
Le 17 mai, Medair envoie une équipe de réponse d’urgence à Yawan pour confirmer des informations selon lesquelles plus d’une centaine de familles auraient perdu leur maison suite aux crues subites et aux glissements de terrain dans la région autour de la ville de Yawan.
À cette époque de l’année, des crues subites sont fréquentes en Afghanistan. Par conséquent, Medair stocke des provisions d’urgence dans le district de Yawan, fréquemment touché, dans le cadre d’un programme global de réduction des risques liés aux catastrophes naturelles au Badakhshan.
L’équipe Medair est partie en direction de Yawan, mais les pluies torrentielles ont rendu les pistes de montagne extrêmement dangereuses. Après avoir dormi dans leurs voitures en haut de la montagne, l’équipe a dû abandonner les véhicules et continuer vers Yawan à pied. À leur arrivée, il leur était impossible de traverser la rivière Yawan, en crue, jusqu’à ce que des habitants de la région aient pu installer un câble à poulie pour les faire passer.
Sur place, Medair a rencontré le gouverneur local, les chefs de la communauté et d’autres organisations. L’équipe s’est mise aussitôt à distribuer des tentes, des marmites et des couvertures à 96 familles des villages voisins qui avaient perdu leur maison.
Medair a travaillé avec les ONG Concern Worldwide et Oxfam pour apporter des provisions essentielles à tous ceux qui avaient été touchés. Elle a également pu distribuer un colis alimentaire à toutes ces familles à partir des stocks de nourriture du Programme alimentaire mondial (WFP) qui étaient déjà sur place.
« Merci beaucoup ! », dit le docteur Hakim, chef de l’UNAMA (la mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan) pour la province du Badakhshan. « À Yawan, l’action d’urgence entreprise après la catastrophe était parfaite. »
Cependant, une autre catastrophe se préparait à Yawan. Trois jours après l’arrivée de l’équipe dans la région, un gigantesque glissement de terrain a détruit la moitié du centre ville et un village voisin. Du coup, la base de Medair s’est trouvée au sommet d’une falaise de 50 mètres de haut.
Suite à cela, une fois passée la saison des inondations, Yawan devra faire d’importantes réparations sur ses infrastructures, y compris sur le canal d’irrigation et la route qui mène au bazar de Yawan. En attendant, Medair continuera d’apporter son aide pour répondre aux besoins les plus urgents de la population.
« Cette catastrophe montre, une fois de plus, l’importance de mettre en place, de manière préventive, des biens de première nécessité à Yawan avant l’hiver, pour pouvoir apporter de l’aide aux familles touchées par la saison des inondations alors que les routes sont encore fermées », dit Andy Buchanan, coordinateur de projets de Medair. « Maintenant, nous devons reconstituer ces stocks, pour être prêts l’année prochaine. »
Le projet de réduction des risques liés aux catastrophes naturelles de Medair dans la province du Badakhshan est financé par l’organisation Tearfund Nouvelle-Zélande.
Medair travaille en Afghanistan depuis 1996 et gère un projet de réduction des risques liés aux catastrophes naturelles dans la province reculée du Badakhshan, où elle a implanté des bases et établi des relations privilégiées avec les communautés isolées. Medair s’emploie à améliorer la sécurité alimentaire en facilitant l’accès à des services de nutrition et en fournissant de la nourriture. Medair améliore également l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène (WASH) dans les provinces du Badakhshan et de Bamyan.
Ce communiqué de presse a été rédigé à partir d’informations collectées par le personnel de Medair sur le terrain et au siège de l’organisation. Le point de vue qui y est exprimé est uniquement celui de Medair et ne reflète, en aucune manière, celui d’une autre organisation.




